Conférence Isabelle Filliozat

Jeudi soir sur Lille, était organisé une conférence animée par Isabelle Filliozat.

Isabelle Filliozat est psychothérapeute et formatrice en relations humaines et communication. Son activité, aujourd’hui, est centré autour de la transmission et de la diffusion vers le grand public, livres, articles, conférences, émissions de radio et les formations.

Elle a écrit de nombreux livres, dont les plus célèbres : l’intelligence du cœur et au cœur des émotions de l’enfant.

« Les parents sont souvent démunis face aux réactions émotionnelles et aux excès de leur enfant. Parfois même épuisés. Comment sortir de ces crises quotidiennes ? Bien souvent, les parents considèrent les comportements excessifs, répétitifs voir énervants, comme de l’opposition.  Hors de récentes découvertes sur le cerveau et le développement de l’enfant, montre d’un jour nouveau les comportements de nos enfants. Pour cela, des outils à la parentalité positive ont été crée, pour permettre d’améliorer le quotidien et ainsi retrouver l’harmonie au sein de la maison familiale. »

 Il y avait énormément de monde, trouver une place était donc difficile… En effet, des chaises pourtant vides, étaient réservées par des sacs ou des manteaux.. Au bout de 5-6 rangées à demander « Bonsoir, excusez-moi, la place est libre ? Je me dirige vers une rangée et j’interromps deux femmes. Les deux femmes se retournent, l’une me répond : « Non, désolée, il y a quelqu’un ! » Moi, quelque peu énervé, je lui réponds «  je m’en doutais » .. Sauf que je n’avais pas fait attention à qui je m’adressais … C’était Isabelle Filliozat … Oups … Heureusement, elle est vite retournée à sa conversation 😉

Il est 19h, la conférence commence, Isabelle Filliozat, nous fait une brève présentation du thème de la soirée et nous annonce comment elle souhaite animer la conférence.

Elle nous propose de « travailler » par groupes de six et de dégager une situation en lien avec une réaction émotionnelle. .

Avec mon petit groupe, composé de parents et d’assistantes maternelles, nous abordons la séparation difficile d’une fille de neuf ans (elle a beaucoup de mal à quitter ses parents, même pour aller jouer chez une amie) . Au bout de sept minutes – Et oui Isabelle filliozat est très précise – chaque groupe donne sa situation et c’est avec nos situations, qu’elle va construire la conférence.

Voici une synthèse de ma synthèse (prise de notes) de la conférence :

Les enfants ont des émotions, qu’ils expriment avec plus ou moins d’intensité. Face à ces émergences de pleurs, de cris, etc, les parents sont bien souvent démunis. Elle nous explique que les enfants n’ont pas le cerveau (dû à leur âge), qui leur permet de prendre le temps de réfléchir. Chez les enfants, les émotions prennent une grande place, de plus, elles font peur et nous cherchons, à faire cesser les pleurs, les cris à tout pris. En effet, les adultes cherchent à calmer les émotions, car cela nous remue.

Une émotion est une réaction spécifique qui se définit en 3 « phases » : charge, tension et décharge. 

Charge = Situation qui nous interpelle

Tension = Le corps qui se prépare à l’attaque, à la fuite ou au figement.

Décharge = pleurs, cris etc …

Devant une situation, nous avons un stress. Celui-ci, est déclenché par l’amygdale située dans le cerveau limbique. Ce stress permet au corps de se préparer soit à l’attaque, soit à la fuite ou encore au figement.

De plus, le cerveau sécrète une hormone appelée CORTISOL, cette hormone déclenche divers comportements tels que :

– Hyper activité

– Argutie = nécessité de parler, d’argumenter, de négocier… (oui mais …)

– La défiance, il a peur, il craint. La moindre chose et il peut se sentir agressé.

Tous ces comportements, on les regarde en surface, on ne réalise pas que les enfants sont sous stress. Il est donc important de libérer l’émotion. L’enfant a besoin de notre aide, pour comprendre ce qu’il ressent (mettre des mots). Par exemple pour la peur :  « Je vois que tu as peur » « ce que tu as ressenti (tremblement, cœur qui bat vite) ça s’appelle la peur ». On peut également lui donner la main, le toucher sur l’épaule, le regarder, etc. Face à une peur, le jeu et les intéractions avec l’adulte, permettent de revoir la situation. En effet, la peur doit être métabolisée. C’est pour cela, que les enfants cherchent à reproduire les comportements qui provoquent la peur. En reproduisant ce comportement, l’enfant cherche à la contrôler.

Une fois la réaction émotionnelle passée, il est important, d’informer le cerveau que c’est fini. La décharge permet de l’y aider.

Exemple : les pleurs sont une décharge qui permet aux enfants de revenir au calme. Bien souvent, quand l’enfant pleure, nous pensons qu’il est dans l’émotion. Hors, il peut s’agir de décharge, il se libère de l’émotion.

Pour que les décharges émotionnelles soient claires, il faut les « organiser ». C’est-à-dire : par des jeux comme la bagarre dans le lit, aller au parc, jouer au foot, aux Barbie … A un moment donné, l’enfant va se mettre a râler  » tu m’as fait mal, c’est pas comme ça que l’on joue » .. et il éclate en sanglot.. c’est la décharge. Un enfant qui décharge de sa journée, n’a pas besoin d’être consolé. Il nous faut juste être là.

…..

L’enfant a besoin de sécurité et de la présence de ses parents. L’enfant a un réservoir qui doit être nourrit par deux besoins

–       Besoin d’attachement : câlins, tendresse. Mais surtout de la réactivité du parent. Par exemple, le jeu nourrit ce besoin.

–       Besoin de pouvoir personnel : sentir son autonomie, lorsque l’enfant se sent sans pouvoir, il est terrifié.

Face à une situation difficile comme la séparation, le coucher, les réveils nocturnes, etc … Il est important de remplir ce réservoir d’attachement et de pouvoir personnel. Il est alors important le matin en cas de séparation ou le soir pour le coucher, de prendre du temps en jouant avec son enfant. Cela permet de remplir son réservoir.

Si cela est vraiment difficile, vous pouvez proposer un objet (un bracelet) que vous remplissez de câlins, de bisous etc … Puis vous lui dites que s’il a besoin, il peut toucher le bracelet. Cela pourrait lui permettre de nourrir son besoin d’attachement.

Exemple perso, ce soir pour mon P’tit d’homme qui n’arrivait pas a se coucher, je lui ai rempli son doudou de câlins et de bisous.. Je n’ai trouver que cet « objet » pour remplir son réservoir. Il m’a fait un grand sourire et il a serré très fort son doudou.

Les colères : 

La frustration déclenche la colère, la crise de rage. Pour un enfant, c’est une blessure profonde. Par exemple, un enfant de quatre ans voit un camion dans le magasin. Il se voit avec le camion, car il est dans l’immédiateté. On peut rêver avec lui «  il est super ce camion, j’aimerai bien avoir un camion comme celui-ci » … Rêver avec lui, permet de nourrir le besoin de l’enfant et de lui permettre de passer à autre chose. Que si on lui dit non, pour X raison… Il est probable qu’il se mette en colère.

Lorsque l’enfant est en colère, il récupère du pouvoir. L’enfant a besoin de nous « Qu’est-ce que tu ressens à l’intérieur ? Ou alors «  oui ce n’est pas drôle quand… ». Quand il y a une perte de contrôle, l’enfant par la colère, retrouve ce contrôle. Il est important de ne pas culpabiliser l’enfant. Quand un enfant saisit toutes les occasions de se mettre en colère, il faut alors aller voir plus loin.

Les Limites

Ne mettons pas de limites. Mettre des limites pour les bonbons, les écrans, etc.. Les limites ne peuvent qu’aggraver le comportement.

« Non ne marche pas sur le fil ». Les limites contraignent l’enfant à les dépasser.

Mieux vaut dire « Regarde, tu as tout cet espace pour jouer ». Du coup, l’enfant n’est plus concentré sur le fil.

……..

Isabelle Filliozat, nous explique que parfois, les comportements de colères, d’agressivités ne se passent pas forcément dans la tête. Il a été prouvé que parfois, l’alimentation y est pour beaucoup. Il serait alors intéressant de consulter un nutritionniste.

Par exemple, consommer moins de sucre ferait baisser entre 40 et 80% l’agressivité. De plus, dans notre alimentation, il y a un conservateur E211 qui est capable d’exacerber le comportement de l’hyper activité .. Il est donc important de surveiller l’alimentation de nos enfants notamment pour le sucre, le gluten ou encore le lait.

Pour finir la conférence, voici des p’tits conseils :

Jouer avec son enfant ¼ d’heure tous les matins, permet de donner l’attachement nécessaire.

Ecouter, au lieu de crier

Chercher le déclencheur, pour trouver la cause d’une situation délicate

Important, il faut écouter les émotions. Les pleurs du haut du corps, ne sont pas de vrais pleurs.

Face à toute agressivité :

–       il a besoin de « carburant » (attachement, amour, câlin…)

–       Je suis à côté de toi, pour faire face.

–       Maîtriser son émotion, en lui donnant des outils concrets (grandes respirations)

–       Anticiper (si on le peut) son comportement

Pour terminer, Isabelle filliozat, nous demande de se remettre en groupe, afin de parler de la situation et savoir si la réponse avait été obtenue. Puis, elle clôt la conférence, en nous remerciant de notre présence.

Voilà. C’est un résumé un peu brut de pomme, mais la conférence a duré 2h et j’ai pris beaucoup de notes.

N’hésitez pas à me poser des questions, si je n’ai pas été clair 😀

@ bientôt

Voici, une conférence d’Isabelle Filliozat « il n’y a pas de parent parfait »

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4 commentaires sur « Conférence Isabelle Filliozat »

  1. Merci beaucoup pour ton partage de note et d’information! Je trouve ses pistes toujours très intéressantes.
    Je l’ai raté il n’y a pas longtemps quand elle était passée sur Nantes, j’étais vraiment déçue!! A ton article, j’ai l’impression qu’elle est très proche et à l’écoute des personnes lors de ses conférences. Ca doit être super, concentré et très court!!

  2. Merci pour ton commentaire. En effet, elle est très proche et à l’écoute. C’était une conférence très riche et très constructive. J’aime sa façon de nous parler, de communiquer avec son « public ». Elle connait nos difficultés et nos faiblesses en tant que parents, on sent qu’a un moment donné, elle est passée par là. J’apprécie également qu’il n’y ait aucun jugement de sa part, ce n’est que du bon sens, du respect et du non-jugement. Elle maîtrise vraiment bien son sujet.

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