Les transmissions orales et écrites.

Trop longues, trop courtes, détaillées, pas assez … Les transmissions restent pour certaines professionnelles, une étape difficile, car elles ne savent pas quoi dire, elles se sentent mal à l’aise dans la relation à l’autre ou encore mal à l’aise devant tel ou tel parent…

Tout d’abord, quelques définitions (dictionnaire Larousse®) :

Transmission : action de transmettre quelque chose à quelqu’un.
Transmettre : communiquer quelque chose à quelqu’un après l’avoir reçu : j’ai un message à transmettre.

Dans nos métiers, les transmissions orales résultent d’un échange entre les professionnels et les parents à propos des différents moments de la journée, de la semaine ou après une absence (vacances ou maladie) de leur enfant.
Les transmissions sont ensuite véhiculées auprès des collègues. Pour tout ce qui est important, ex. prise de médicaments, fièvre.., il existe les transmissions écrites qui ont pour but de compléter les précédentes.
Ces transmissions permettent une continuité dans l’accueil de l’enfant et dans l’accompagnement tout au long de la journée.

Pour les transmissions écrites.

Dans la structure où je travaille, les transmissions écrites sont également très présentes. Elles exigent d’être complètes, mais brèves, lisibles et compréhensives. Nous avons différent outils de transmission afin de faciliter le relais des infos à l’interne.

Feuille de transmission quotidienne : nous notons toutes les transmissions orales faites le matin. On y trouve : date, heure d’arrivée et de départ des enfants, les transmissions des parents, le repas, le goûter, les changes, les siestes, les traitements, les activités et nos observations.

Cahier de transmission dans chaque section : nous écrivons toutes les transmissions importantes comme les absences des enfants, les vacances des enfants, les adaptations, les enfants malades, les changements de section…

Classeur des traitements : nous écrivons tous les traitements en cours, il y a la photocopie de l’ordonnance, la durée du TTT, le poids de l’enfant, le nom du médicament et la posologie.

Dans les sections, nous avons également des ardoises Velleda® où il est noté le menu de la journée et quelques infos (événements) Ex : aujourd’hui, c’est la journée du livre, il fait très chaud, pensez aux chapeaux et à la crème solaire…

Nous avons également un cahier de transmission pour l’équipe, avec les changements d’horaire, les absences, les formations, etc.

Pour les parents, nous avons des panneaux d’affichage sur lesquels sont affichées les infos concernant : les journées pédagogiques, les dates de fermeture, les stagiaires accueillis, les réunions d’information…

Mes transmissions en tant qu’EJE :

Les échanges avec les parents sont très importants pour moi, ils me permettent de leur montrer que je suis une personne active, attentive au bien-être et à l’évolution de leur enfant et ainsi instaurer une relation de confiance.

Mon statut de « maman » fait que j’engage assez facilement la conversation… Pourquoi ? Peut-être que je m’identifie à eux ? Il suffit parfois d’un regard pour que je comprenne par quoi il passe. Mais attention !! Je ne dis pas que certaines professionnelles n’engagent pas la conversation, car elles n’ont pas d’enfants… Je parle pour moi, de mon vécu. Je me souviens « plus jeune » avoir eu beaucoup de difficultés pour engager les conversations et je pense que, devenir maman a contribué à ce changement… On m’a d’ailleurs bien souvent reproché durant mes stages, d’être trop à l’aise et on m’avait gentiment conseillé de ne pas parler de mon expérience de maman, mais d’avoir un vocabulaire adapté et professionnel… Bien évidemment, en 1re année, j’étais une « novice » et j’écoutais les conseils des professionnelles…. Puis, je me suis dit  » et bien non, quand je suis entrée en formation, j’étais déjà maman, je ne vais pas changer ma façon de communiquer !!! ». Alors, j’ai adapté mon comportement et j’ai fait un mixte des 2 .. J’ai un vocabulaire professionnel et adapté et je n’hésite pas à parler d’une expérience personnelle (sans entrée dans les détails bien évidemment).

Avant toutes transmissions, je m’assure d’avoir toutes les infos concernant la journée de l’enfant, puis j’engage la conversation par un « BONJOUR ou BONSOIR » (c’est bête, mais tout le monde n’y pense pas..).

Bien souvent et ayant une assez bonne mémoire, je résume la journée de l’enfant sans même regarder ma feuille de transmission… Ce qui m’arrange, car les parents ont tendance à la regarder par-dessus mon épaule et cela me gêne vis-à-vis des informations qui concernent les autres enfants…. Dans mes transmissions et selon le parent, je reste parfois très basique (repas, sieste, activités, etc) ou je les accompagne d’une anecdote ou d’une observation faite dans la journée et je suis contente, car bien souvent ils ont observé la même chose à la maison.

Quand je dois transmettre un évènement important de la journée de l’enfant (mauvaise journée, comportement « non-approprié »), je commence toujours par le positif et j’intègre souvent à la fin par « le petit point négatif de la journée ou le petit bémol de la journée, c’est qu’il a été ou il a …. » J’inclus toujours l’enfant dans la conversation, car bien souvent il est dans les bras de son parent, mais je ne le mets jamais dans une position délicate ou d’échec (Ex : tu dis à maman ou papa ce qui s’est passé ?? Avec un ton accusateur) … Non, je raconte l’évènement, souvent il me regarde, alors je lui dis « oui, je suis en train de raconter ta journée et ce qui s’est passé  » et je continue .. Soit l’enfant reste, soit il part, car ne veut pas entendre ou alors, pas besoin de le dire, l’enfant de lui-même, raconte ce qu’il s’est passé à son parent… Et je complète si besoin :  en effet il a été griffé, pincé ou mordu et il vous montre son « bobo », nous l’avons soigné tout de suite… Et surtout, je vérifie que l’enfant reparte bien avec toutes ses affaires (tétine, doudou, vêtements).

Je n’ai pas de conseil miracle, ayez confiance en vous et en vos compétences, si besoin, suivez une professionnelle qui est à l’aise dans les transmissions et vous observez comment elle se comporte, les mots qu’elle emploie, etc. Si un parent vous pose une question, vous avez le droit de ne pas savoir, mais il ne faut pas que le « je ne sais pas  » arrive trop souvent dans une même transmission. … Ca le fait moyen ….. Plusieurs solutions s’offrent à vous :  poser la question à votre collègue, orienter le parent vers la personne qui saura lui répondre ou différer la réponse :  » là tout de suite, je n’ai pas la réponse, je vais poser votre question auprès de mes collègues et je vous donne la réponse demain, est-ce que cela vous convient ?..   Une chose importante également, lorsque l’une de vos collègues, fait une transmission, il est important de ne pas la court-circuiter, cela lui enlève toute crédibilité. Si c’est une information très importante, je vous conseille d’attendre la fin de la transmission et de prévenir rapidement votre collègue pour qu’elle puisse retourner voir le parent avec un   » Désolée encore une petite dernière chose… etc »

Et vous ? Vous transmettez comment ?

@bientôt

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