La consigne positive

Bien que je connaisse et que je pratique régulièrement la consigne positive, je n’avais pas vraiment eu le « déclic » pour la proposer à mon équipe. Il y a quelque temps, j’ai lu sur le blog de working mama un article sur la consigne positive et je l’ai trouvé tellement clair et bien écrit, que le déclic a eu lieu. Il fallait absolument que je le partage auprès de mon équipe et que nous bannissons le « ne fais pas ci, ne fais pas ça » de notre vocabulaire. En effet, nous travaillons chaque jour avec des enfants de moins 3 ans, c’était donc pour moi une évidence. Avec l’accord de la directrice, j’ai organisé des réunions de section sur la consigne positive… Une grande première pour moi, qui ne suis pas habitué à organiser des réunions.. (et oui, un comble pour une éduc…)

Pour commencer, je leur ai demandé : « qu’est-ce que la consigne négative? puis, je leur ai expliqué pourquoi les enfants n’intègrent pas la négation et j’ai fini par l’explication de la consigne positive et par des exemples.

Voici mon résumé qui est en lien direct avec l’article de working mama !

La consigne négative : 

C’est le fait de dire « NE fais PAS ci/ça ». Effectivement, c’est une phrase que l’on emploie tous les jours. Le mieux serait de ne plus l’utiliser… Autant dire que c’est mission impossible … Mais quand on sait que le cerveau de l’enfant a du mal à traiter la négation et que s’acharner à lui répéter sans cesse la même consigne, ne sert à rien…  Et bien, les efforts, on les fait !!!!! 😀
Pour bien comprendre de quoi je parle, je vous mets l’explication de working mama (Bah oui, pourquoi ré écrire ce que d’autres on si bien fait 😀

Lorsque l’on demande à quelqu’un de « ne pas » faire quelque chose, on lui demande d’abord de visualiser l’action à ne pas faire, puis d’opérer un mécanisme d’annulation dans son cerveau et enfin d’adopter le comportement contraire à l’action qu’on lui a initialement mise en tête. Pour un adulte dont le cerveau est habitué à cette gymnastique régulière et dont la vie quotidienne implique qu’il sait gérer ses pulsions et ses images mentales, ce n’est pas trop compliqué. Mais pour un enfant de 12, 18, 24 mois, ou même 3 ou 4 ans, ça peut être un vrai sac de noeuds impossible à dénouer. On prendra pour de la provocation l’enfant qui touche le placard en souriant alors que l’on vient juste de lui dire de « ne pas » le faire. En fait, nous lui avons nous-même demandé de toucher ce placard (s’il n’avait pas commencé) ou de recommencer (s’il venait de le faire) en lui (ré)imprimant l’image de l’action en tête. L’enfant touche alors le placard non pas par provocation, mais par incapacité à retourner l’image mentale impliquée par la consigne initiale.

Alors ? pas mal hein 😀 D’un seul coup, la consigne positive prend tout son sens !

La consigne positive :

il s’agit donc de re formuler la consigne négative en consigne positive, autrement dire, il faut bannir le « NE PAS ».

Voici les exemples que mon équipe et moi-même allons utiliser au quotidien :

« Ne cours pas » devient  » tu marches »

« Ne monte pas sur la table » devient  » tes pieds restent par terre, au sol… »

« Ne mange pas avec tes mains » devient  » à table, tu manges avec ta fourchette, ta cuillère… »

« Ne tape pas, ne frappe pas » devient  » avec la main, tu câlines, tu caresses… » ou « essaie d’être gentil avec … »

« Ne mets pas tes mains dans le verre », « ne renverse pas ton verre » devient  » l’eau reste dans le verre » « le verre reste sur la table »

« Ne touche pas au placard » devient  » le placard reste fermé »

« Ne mords pas » devient  » c’est interdit de mordre, tu croques dans de la nourriture » ou « tu arrêtes de mordre » etc …

« Ne crie pas » devient « parle plus doucement, s’il te plait »

Le but, c’est d’arrêter le comportement « indésirable » de l’enfant pour l’amener vers le comportement « désiré ». Dit comme ça, ça fait très conditionnement et quelque part, vous avez raison. En effet, comme vous le savez, de nombreuses études en psychologie positive et en neurosciences ont été menées et nous savons maintenant que la forme conditionne le fond. Ainsi, notre cerveau comprend mieux les messages affirmatifs et positifs que les messages exprimés sous une forme négative. C’est le pouvoir de la positive attitude 😀

@bientôt

Mes sources : working mama, La fabrique à bonheurs et j’arrête de râler sur mes enfants …

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Un commentaire sur « La consigne positive »

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