Ca m’est arrivée et vous ?

Quand les émotions s’emballent…et que l’on ne se reconnaît pas ?

Il y a quelques mois, j’ai essuyé des piques, des critiques, des humiliations, des blagues… C’était dit de façon gentille, sous le ton de l’humour et je n’y prêtais pas attention et même que parfois, je riais de certaines choses.. Puis sans que je m’en aperçoive, toutes ces petites choses que je pensais sans importance ont envahi mon esprit, mon corps et mon coeur… Une énième moquerie et madame « colère » a débarqué…J’ai senti son énergie circuler en moi et me dire qu’une chose « Prends tes affaires et barres-toi loin de là »…Très rapidement, mon corps, ma voix et mon expression se sont alignés pour mettre en place une tempête émotionnelle… Bien évidemment, le temps que je m’en rende compte, j’avais déjà dit pleins de conneries…

C’est là que l’expression « tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler » prend tout son sens…

Une fois que je m’en rends compte, d’autres émotions m’envahissent…j’étais embarrassée, gênée, en colère (contre moi), bref j’étais pleine de ressentiment et j’étais comme paralysée par tout ce qui m’envahissait…petit à petit et avec l’acceptation de ce qui m’arrivait, la tension a diminué… Et c’est là, que j’ai compris…

L’émotion est une énergie, un mouvement, qui nous pousse à l’action… C’est pour cela que sur le moment, il est important et plus simple de la ressentir, de l’accueillir que de mettre des mots dessus.

Aaaaahhhhh, c’est pour cela que j’ai immédiatement réagit au lieu de verbaliser « je suis en colère ou je suis agacée »…

Et pourquoi nous réagissons tout de suite ?

Parce que dans notre tête, nous avons trois cerveaux qui se touchent. Le cerveau du haut (Le néocortex) est en charge du langage et des processus complexes, le cerveau limbique traite les émotions et le cerveau reptilien se charge de la survie (ce sont les cerveaux d’en bas). Dans le cas d’une émotion intense, le néocortex ne touche plus les cerveaux d’en bas, ce qui empêche le raisonnement et nous fait donc passer à l’action…

Je sais ce que vous vous dîtes, que ça concerne les enfants, etc … Mais je l’adapte totalement à mon cas. En effet, j’ai bien longtemps réprimé mes émotions et je n’ai pas appris à verbaliser ou à les « gérer »… En effet, il y A 30 ans, nous n’avions pas les neurosciences, Isabelle Filliozat ou Catherine Gueguen 😉

En tout cas maintenant, quand je suis dans une émotion intense, je quitte la pièce en disant  » là, j’ai besoin de me calmer, je reviens ». Ce temps pour moi est essentiel, il permet de me recentrer, c’est ma façon de faire redescendre le cerveau d’en haut sur les cerveaux d’en bas. Cependant, pour la plupart des personnes, je prends la fuite… Et pourtant, si vous saviez l’énergie que ça me demande de faire ça… Il y a des personnes qui pensent que c’est facile de « gérer » ses émotions, qu’il suffit de… que ça ne se fait pas… « Facile à dire »

Et pour y parvenir, je me suis mise à la méditation, la pleine conscience ou encore la pratique de l’attention… Pourquoi ? Déjà parce que ça fait du bien 😀 mais surtout

La méditation entraîne l’esprit à se libérer du flot de pensées pour se concentrer sur le l’instant présent plus longtemps et plus profondément…

Ce qui peut-être très utile, quand une émotion intense nous envahit… Alors voici, ce que j’utilise … Pour commencer, il y a l’application « Petite Bambou », elle vous aide pour commencer, il y a également, le livre « Calme et attentive comme une grenouille », je l’utilise avec les enfants, mais on se prend « au jeu » facilement et enfin, il y a le CD de Frédéric Lenoir que l’on trouve dans le livre  » Philosopher et méditer avec les enfants ».

Finalement, malgré mon développement personnel engagé depuis quelques années, je m’aperçois que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour pouvoir être vraiment moi, soit une femme forte et indépendante émotionnellement.

Et voilà vous savez tout 😉

 

 

 

 

 

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Vous avez un message !!

Un message pour mes collègues, depuis que je suis directrice, il me manque une chose dans mon travail, VOUS. Jeudi soir, j’ai appelé l’une d’elles qui m’a dit que je lui manquais et samedi soir, par texto ma binôme m’a également dit que je lui manquais… 😦 J’ai vraiment été très touché par leurs messages qui sont allés droit au coeur.

On dit toujours « c’est quand on perd quelque chose, que l’on se rend compte de sa valeur ». En démissionnant, je savais ce que j’allais perdre, mais je ne savais pas à quel point… Les filles, je veux que vous sachiez l’importance que vous avez pour moi. C’est vrai, nous nous voyons moins (beaucoup moins), mais très souvent, j’ai une pensée pour vous, quand je vis une situation familière ou que j’entends un mot « c’est bizarre », bref,  il y a toujours un lien avec vous, une histoire, une anecdote, etc … Avec ce nouveau boulot, j’ai pris conscience, qu’il y a beaucoup de choses à découvrir et que oui, ça fait peur de sortir de sa zone de confort, mais putain que c’est bon !! C’est une vraie bouffée d’oxygène ! Alors les filles, sortez, bougez et mangez du chocolat 😀

Un message pour mes proches que je ne vois pas assez souvent, car la vie professionnelle et personnelle fait que nous nous croisons sans réellement se voir.  Simplement, je vous aime et il est grand temps de se retrouver autour d’une bonne raclette :D.

En enfin, un message pour ma best friend, qui vient de traverser une épreuve, qui devait en sortir « libérée, délivrée » et pour qui, finalement, ce n’est pas le cas… Enfin, pas tout à fait !! Ce que je veux te dire et ce même avec toutes les émotions qui te traversent, (eh oui, elles sont bien là), tu avances, tu sais ce que tu veux et ce que tu ne veux pas et finalement regarde où tu en es aujourd’hui ? Je suis fière de toi, de nous. Tu as toujours cru en moi et vice-versa 😉 et pour reprendre une expression familière : »nous avons vraiment des « cojones » !! Je t’aime !

En tout cas n’oubliez pas que je suis là, si vous avez besoin de parler, de réfléchir, d’un avis, d’un conseil ou si vous avez juste besoin de décharger ou de crier… APPELEZ MOI !!!!!!! En plus, maintenant que je suis directrice, j’ai toujours mon téléphone 😉

Allé pour finir, j’aimerais partager avec vous une vidéo qui fait du bien ! Merci à Jérémy Demay pour ce message !!

 

 

Une page se tourne, merci !

Depuis, plus de 3 ans, je suis éducatrice de jeunes enfants dans une crèche inter-entreprise. Le 26 octobre 2015, une page va se tourner. En effet, un de mes projets va se réaliser. Je vais prendre la direction d’une crèche associative à gestion parentale. C’est un nouveau défi pour moi et j’ai hâte de le relever. Merci à l’association de votre confiance !

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Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan… Ces 3 années de terrain ont été très riches et intenses en émotion… J’ai énormément appris, apporté, reçu, donné, j’ai également été déçue, en colère, triste, frustrée, bref, c’était ma première expérience, en tant qu’EJE et elle est à jamais gravé.

Au cours de ces 3 années, j’ai croisé beaucoup d’enfants, certains m’ont chamboulé, d’autres m’ont fait craquer, où m’ont mis à bout, certains m’ont bien fait rire, m’ont ému ou attendri, bref, avec eux j’ai grandi, évolué, appris. J’ai apprécié ou détesté chaque moment avec eux et pour tout cela, merci les enfants. Grandissaient bien, mais pas trop vite 😉

J’ai également fait de magnifiques rencontres (elles se reconnaîtront), je tiens d’ailleurs à vous remercier de tout mon coeur, pour votre professionnalisme, votre créativité, votre joie, votre respect, vos délires, votre discrétion, vos conseils, votre réflexion, vos câlins, vos pleurs, votre confiance, vos coups de gueules. J’ai vécu avec vous, 3 belles années de partage et d’émotions… bref, les filles restez comme vous êtes, je vous aime et je continuerai à être présente dans vos vies, je ne vous lâche pas comme ça !! Ok bro ?!

Quant à vous, mes chères « autres collègues », un ptit mot pour vous. Pendant des mois, j’ai vécu un « enfer » avec vous, mais malgré tout, je vous dis UN GRAND MERCI ! Oui, merci, car grâce à vous, j’ai grandi, j’ai évolué, j’ai appris de mes erreurs, de ces expériences très difficiles et je sais que je n’ai pas besoin de vos mots ou de vos actes, même douloureux, pour me dire qui je suis ou qui je dois être… Cependant, j’ai eu de bons moments avec vous et c’est ceux-là que je vais retenir. J’espère réellement que vous trouverez le chemin vers le bonheur et l’épanouissement professionnel. En tout cas pour certaines, si elles s’accrochent, elles évolueront !! Juste un conseil : attention aux relations toxiques !!

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Je suis libre !!
Et comme on dit, le meilleur pour la fin 😉 

Je tiens à remercier la seule, l’unique, mon binôme, mon tic ou tac, ma psychomot’ préférée, la seule que j’ai rencontrée :D. Nous avons commencé le même jour, pour ne plus se quitter (au grand désespoir de notre direction).. Elles ont essayé, mais elles ont eu des problèmes… Non, je plaisante..quoique !! Depuis plus de 3 ans, nous sommes en totale harmonie, nous finissons les phrases de l’une et de l’autre, nous réagissons au même moment, nous pensons la même chose, nos avons les mêmes valeurs, nous avons les mêmes idées, bref, on se complète professionnellement et travailler comme ça, c’est juste « LE KIF TOTAL ».  Et le plus dur pour moi, c’est de faire une pause dans notre binôme, car oui, ce n’est qu’une pause, je suis sûre, que nous allons nous retrouver professionnellement, Oui, nous nous retrouverons, ça ne peut pas en être autrement. Tu es ma Best friend professionnelle !

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@bientôt pour de nouvelles aventures !!

1er week-end de formation en psychopédagogie positive

Comment vous dire, I’m HAPPY !! J’ai surkiffé GRAVE !!

J’ai vécu 2 jours incroyables !! J’ai redécouvert l’approche « tête-coeur-corps », 3 éléments essentiels pour apprendre dans de bonnes conditions.

La tête pour être attentif, mémoriser, comprendre, réfléchir et imaginer.
Le coeur pour ressentir, accueillir et apprivoiser nos émotions.
Et  comme le dit Isabelle, « notre corps n’est pas que le taxi de notre cerveau ». Il a besoin d’eau, de sommeil, de bouger et de se relaxer 😉

Mais surtout, pour « apprendre à apprendre », le Mind Mapping ou la carte de notre cerveau qui réfléchit est juste un outil génial et puissant. Finis la To-do-List !!

Qu’est-ce-que c’est ? 

Ce principe, théorisé par Tony Buzan dans les années 70, consiste à représenter l’information de manière spatiale, visuelle et graphique sur une feuille format paysage et sans lignes. Le Mind Mapping permet d’utiliser la totalité de notre cerveau (gauche +droit).

Accessible dès le plus jeune âge, le mind mapping est un outil ludique pour mieux organiser ses idées et ainsi structurer les tâches à effectuer. À partir d’une idée centrale, prenez une feuille, des feutres, tracez des branches pour créer une arborescence d’idées et laissez la magie opérer !!

Pendant ces 2 jours, j’ai pratiqué le Mind Mapping en utilisant différents supports : Article, leçon d’histoire (beurk), une poésie et l’organisation d’un événement. En 15 min, mon groupe et moi avions organisé une kermesse pour Noël, j’ai appris et retenu une poésie (que je récite encore)… J’ai été bluffé par la façon dont j’ai pu mémoriser autant d’informations, bluffé par la façon et la rapidité avec laquelle j’ai appris une poésie ou organisé un événement. Bref, It’s AMAZING !!!!

Voilà comme se présente une map/carte :

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Autrement, pendant ces 2 jours, j’ai eu l’honneur de rencontrer ces deux femmes :

Isabelle Pailleau : Fondatrice de « La fabrique à Bonheurs », auteure d »Apprendre autrement avec la pédagogie positive » et « je dis enfin stop à la pression »
Co-fondatrice d'Happy Lab (2009-2015) Co-Fondatrice de la Fabrique à Réussites (2015)
Jessica Hollender : Co-fondatrice d’Happy Lab (2009-2015)
Co-Fondatrice de la Fabrique à Réussites (2015)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux femmes vraiment pétillantes, sympa, joyeuses, drôles et passionnées par ce qu’elles font. J’ai passé 2 jours à boire leurs paroles. C’est très simple, quand je me suis assise et qu’elles ont commencé à parler, j’ai su que j’étais « à ma place ». Pendant ces 2 jours, j’ai eu des frissons, j’ai parfois eu les larmes aux yeux tellement c’était incroyable de ressentir une telle connexion avec elles. Je me suis projetée dans ma future vie professionnelle et pour la 1ère fois, c’était clair !! Rien que pour cela, MERCI ! À dans un mois pour le 2ème module : gestion mentale 😉

@bientôt

C’est le moment de vous en dire plus !

Ca y est, c’est THE MOMENT.

Le moment de vous dévoiler un de mes projets, celui-lui, dont je parle de plusieurs articles… 🙂

Dès ce week-end, je vais rejoindre « La fabrique à bonheurs » pour devenir praticien en psychopédagogie positive. C’est une formation qui se déroule en 10 modules (1 par mois). Je suis entre l’excitation et la peur de cette nouvelle aventure, mais je sais que cette formation est faite pour moi.

Mais d’abord, qu’est-ce-que la Psychopédagogie Positive?

C’est l’intégration et l’application concrète des enseignements de la Psychologie Positive et de la Pédagogie Positive dans le cadre de l’accompagnement des apprentissages et du développement à tout âge.

Fortes de toutes leurs années d’expérience clinique en cabinet, dans l’enseignement traditionnel et dans l’enseignement à pédagogie différenciée, Audrey Akoun et Isabelle Pailleau ont développé une approche globale, concrète et outillée qui prend en compte le cognitif, l’émotionnel et le somatique; ce qu’elles appellent leur approche Tête, Cœur et Corps. Leur méthode est reconnue au niveau international grâce à leur best-seller « Apprendre autrement avec la Pédagogie Positive, traduit dans plusieurs langues.

Cette approche permet à l’enfant, et à ceux qui l’accompagnent (parents, enseignants, rééducateurs, etc.), de prévenir, d’identifier et de corriger les difficultés et les troubles d’apprentissage et du comportement.
Audrey et Isabelle accompagnent sérieusement, et avec légèreté et humour, les enfants et adolescents pour les aider à trouver du sens à leur travail scolaire, à trouver leurs propres méthodes d’apprentissage afin qu’ils mettent en œuvre des stratégies cognitives et affectives adaptées. Elles souhaitent aujourd’hui partager leur savoir-faire.

L’enfant faisant partie intégrante de son système familial, nous prenons en charge également les parents tant désireux de mieux comprendre les interactions avec leur(s) enfant(s) et de réfléchir sur les conduites à tenir. Et comme l’enfant fait également partie d’un système social, scolaire, nous formons régulièrement des enseignants, des accompagnateurs, des rééducateurs à une Pédagogie Positive©, ludique et innovante qui favorise une relation saine à l’apprentissage pour leurs élèves et pour eux-mêmes.

A chaque étape de son parcours, dans chaque lieu de son développement, à chaque moment important de son histoire, nous pensons qu’il est important que, dès le début, l’enfant se forge une image positive de lui-même pour qu’il se développe harmonieusement.

J’ai hâte, vivement ce week-end, pour le 1er module sur « les bases et techniques principales de la Pédagogie Positive (enseigner et Accompagner avec l’approche Tête Cœur Corps) »
Pour en savoir plus, c’est ici
@bientôt
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Comment je suis devenue EJE !!

Revenons quelques années en arrière …

Il était une fois, le collège et plus précisément en 3e où c’est le moment de faire mes « vœux d’orientation » (est-ce que cela existe encore les voeux d’orientation ? ). À l’époque, je souhaite m’orienter vers un bac général ou un bac SMS (science médico-sociale) afin de me tourner vers les différents métiers du social et plus précisément ceux de la petite enfance. Mais, car oui il y a un mais, les professeurs estiment que -je suis trop nulle- le mieux pour moi est de faire un BEP carrières sanitaires et sociales. Allé bim, toi tu iras dans la voie professionnelle… N’ayant pas d’autres solutions, mes parents acceptent cette décision, mais je suis très déçue, car pour moi sans le bac, les chances de travailler dans la petite enfance sont limitées… bah oui quoi, déjà en entrant au collège, je visais le bac S pour devenir « Chirurgienne »… Alors imaginez ma déception quand je dois me retrouver en BEP…

Enfin, bref, ces 2 années d’études en BEP CSS me permettent d’effectuer trois stages dont deux en écoles maternelles. Au cours de ces stages, j’apprends énormément et cela conforte mon choix de travailler dans la petite enfance. Pendant tout ce temps (bah oui, c’est long quand même 2 ans) je travaille dur pour entrer en 1ère adaptation. 1ère adaptation quésaco ? En gros, c’est une passerelle pour revenir vers le BAC SMS (oui, oui je tiens au BAC). Je m’inscris dans une école qui propose cette première adaptation, mais (pour faire court) cette école ne prend que 5 élèves et nous sommes 6…  mon inscription est refusée. Décidément… je crois qu’on ne veut pas de moi en BAC !!

En dernière année, j’assiste à une journée « porte ouverte », qui se déroule à l’IRTS de ma région sur la formation d’AMP (aide médico-psychologique). Tout au long de cette journée, j’échange avec des professionnels sur tous les aspects du métier. Je suis tout de suite attirée par ce métier. C’est alors que je commence mes recherches pour trouver un terrain de stage, ce qui n’est pas facile. Quand le lieu de stage est enfin trouvé, la date pour les inscriptions est dépassée… Je dois attendre la rentrée suivante… Nan mais le sort s’acharne ou quoi ????  Enfin bref, au cours de cette année, je bénéficie d’une formation d’aide à domicile que propose mon école, mais que je quitte en cours route, ouais c’était trop face (comme dirait ma fille) :D, car c’est le programme de BEP et puis, franchement, les personnes âgées, ce n’est pas mon truc…

L’année suivante, en janvier 2001, je rentre en tant que stagiaire AMP dans un foyer pour personnes adultes déficientes visuelles. Je suis en contrat emploi-solidarité, ce qui me permet de m’installer avec mon chéri ;-). Je passe une belle année de formation (J’y rencontre mes Best Friends). Stressée, mais confiante, je suis diplômée en décembre 2002. En 2003, j’enchaîne les CDD dans un IME et mon ancien lieu de stage, où je rentre en CDI en septembre 2004. Les années passent et hop, nous voilà en 2006. Une très belle année, puisque je donne naissance à ma fille. Sa naissance provoque en moi un changement. Je prends conscience que j’en ai marre d’être AMP et que je ne suis plus si épanouie. Je m’interroge quant à mon devenir professionnel. Je veux du changement, car le changement, c’est maintenant !!!! (oups, je m’éloigne un peu trop là). Étant donné que je suis dans le handicap, je pourrais évoluer vers moniteur éducateur ou éduc spé, mais en observant leur travail, je fais le constat que pour moi le handicap, c’est fini !!

Donc, je cherche à droite à gauche, ce que je pourrai bien faire, tout en m’émerveillant de l’évolution de ma fille, de son développement et de sa joie de vivre. Mais oui, c’est ça !!!! Il faut que je retourne vers les métiers de la petite enfance. Je cherche, je cherche et je « tombe » sur le métier d’EJE. Je lis les missions, les objectifs, là où il peut travailler et je regarde les conditions d’accès et je vois qu’il faut le bac…Merde, bah oui, je m’imaginais quoi… encore une fois le sort s’acharne ? Mais non, car en lisant bien, je vois que l’on peut entrer en sélection, en ayant l’examen de niveau DRASS et en ayant 5 ans d’ancienneté dans un diplôme de niveau V.. Je suis AMP depuis 4 ans, mince, il me manque 1 an… Ce n’est pas grave, ni une ni deux, je m’inscris à l’examen de niveau et au concours d’EJE, eh oui, je suis comme ça 😉 !! J’obtiens l’examen de niveau DRASS, mais j’échoue à l’écrit du concours d’EJE. Un peu (beaucoup) déçue, je laisse passer un an et je décide de me donner toutes les chances en 2008 en participant à une préparation gratuite aux concours du social.

La première étape du concours arrive : décembre 2008, l’écrit !!  Malgré le stress, le nombre de candidats (environ 1000 candidats pour seulement 100 places), je ne me laisse pas démonter. Résultat : Yes, j’ai l’écrit (Danse de la victoire !, comme ferait ma collègue 😉 )
La deuxième étape du concours arrive en février 2009, c’est l’oral. Je suis à cette époque enceinte de 6 mois (même pas peur). Je suis accueillie par le directeur du centre de formation, une professionnelle et un observateur.. piouf, je n’ai pas du tout la pression ! L’oral se passe bien, je démontre ma motivation, ce qui m’a amené ici, ils me parlent de ma lettre qui les a marqués, et là à un moment donné le directeur me dit :  » je vais vous poser une question, répondez-moi honnêtement »… Euh oui oui, « Admettons, que vous n’ayez pas besoin de travailler, est-ce que vous pourriez être mère au foyer ? », sans même réfléchir, ma réponse « oh oui, pouvoir élever ma fille et mon fils qui arrive, serait pour moi que du bonheur, les voir grandir, se développer, ça serait trop beau ». Je peux voir un sourire sur son visage.

Fin mai 2009 résultat : ADMISE EN FORMATION EJE !!!

Quand j’ai reçu la lettre, j’étais toute seule chez moi, j’ai sauté partout, j’ai crié ma joie, bref, ça y est, ma vie allait changer ; je quitte mon travail grâce à une rupture conventionnelle, je m’inscris à pôle emploi, je touche mon allocation chômage, j’ai le droit à une bourse et ma formation est totalement prise en charge pendant 3 ans, bref, c’est que du bonheur, tout s’emboîte à merveille. Mais (un petit mais) quand je commence la formation, ma fille est âgée de 3 ans et mon fils de 4 mois, il va falloir que je me trouve une routine, pour combiner, la vie de famille et d’étudiante… Au début ce n’est pas facile, mais nous y arrivons. Et au terme de trois années de formation stressante, enrichissante, épanouissante, usante, déroutante, etc… Je suis diplômée !!! wouah, me voilà avec un diplôme de niveau III, soit bac+ 2 et tout cela SANS LE BAC ! Ça y est, j’ai ma revanche ! Et pour continuer sur cette bonne nouvelle, 10 jours après, je suis embauchée au sein d’une crèche inter-entreprise… double wouah et re danse de la victoire !!

Au cours des premiers mois en tant qu’EJE, je prends conscience de la dimension de mon métier et de l’importance d’avoir une excellente connaissance du jeune enfant pour avoir un accompagnement bienveillant auprès de lui et de sa famille. Je découvre que j’adore encadrer, enseigner, la psychologie de l’enfant me fascine et j’oriente de plus en plus ma pratique dans la cnv, l’éducation positive et bienveillante.
3 ans après le début de cette aventure, je peux vous dire que j’ai traversé bon nombre de tempêtes émotionnelles… Je suis passée par la joie et le bonheur d’aller au travail, j’étais épanouie, j’apprenais, même dans la difficulté… Puis au bout d’1an 1/2 – 2 ans, la réalité du terrain s’est imposé à moi tel un coup de massue, il m’a fallu du temps et de l’énergie pour la traverser… J’ai gagné quelques batailles… J’ai dû abandonner des projets auxquels je tenais, mais depuis le mois de mai 2015, je vois la vie sous un autre angle. En effet, je prends les choses avec légèreté, j’ai un but, des objectifs à plus ou moins long terme, même si des personnes s’obstinent à me mettre des bâtons dans les roues, ce n’est pas grave, j’ai d’autres roues en réserve !

Dans très peu de temps, je vais commencer un de mes projets, j’ai hâte, je suis excitée et en même temps j’ai peur, mais je sais que ce projet, c’est le début d’un renouveau, « je vais fêter ce renouveau, je ne serai plus seule, lalalalala » (sors de ce corps la reine des neiges) et un nouveau projet va naître. Dès que je peux, je vous parle de mon projet.

@bientôt

 

 

Savoir pardonner

Savoir pardonner, quel sujet intéressant. Un sujet qui me concerne, car actuellement, je vis des injustices et quand j’y pense,

« comment je peux pardonner à des personnes qui m’ont blessé ? »

Pour l’instant, je ne peux pas, il me faut du temps. En effet, cela m’oblige à me remettre en cause, à réfléchir, à analyser, assumer ma part de responsabilité et surtout j’essaie d’accueillir et de comprendre cette émotion qui m’envahit et ce n’est pas facile… 

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Après avoir partagé cette image, j’ai eu une conversation avec une amie psychologue à propos du pardon et ce qu’il en est ressorti, c’est juste pour moi une bouffée d’oxygène.

Ma question de départ était : « tu penses que savoir vraiment pardonner, c’est oublier ce que l’autre à fait ? Ne faut il pas garder en mémoire pour justement savoir pardonner ? »

Mon amie me dit « pardonner cela ne veut pas dire, garder la personne dans ta vie, après tu peux ne plus être en colère, lâcher prise, oublier, mais décider que les personnes qui ont tel ou tel fonctionnement tu n’en veux pas dans ton monde.

Quelque part garder en mémoire c’est encore se laisser en lutte et du coup c’est toi qui souffres, pas l’autre c’est dommage »

Je ne peux que confirmer. C’est exactement ce que je vis et ce que je ressens. Je souffre de cette situation, mais je m’aperçois, que je suis la seule… Alors, pourquoi souffrir de quelque chose dont je ne veux pas ?

Puis elle m’explique que notre cerveau va forcément garder en mémoire, enregistrer l’information de manière générale pour pouvoir anticiper nos prochaines rencontres, nous aider à faire des bons choix plus rapidement. Mais que si nous avons besoin de le garder en mémoire, tout ce que nous pourrons vivre avec ces personnes sera interprété en fonction de cet événement et donc quelque part, si on peut pardonner mais pas oublier c’est peut être que la relation n’a plus d’intérêt car elle sera toujours parasitée au final….* Source : mon amie

A ce stade de la conversation, je comprends alors que si je souhaite savoir pardonner et oublier, il me faut sortir de cette relation toxique.

1957765_810450132348130_3998909575555535776_oLà où cela devient plus intéressant, c’est que pour pouvoir avancer, et là on parle de mon sujet préféré « les émotions », il faut gérer son état émotionnel, savoir lâcher prise pour retrouver un juste équilibre… Mais voilà, ce n’est pas si facile…

Souvent lâcher prise c’est décider ce que tu peux supporter ou pas, ce n’est pas décider si ce que l’autre fait est bien ou mal, ou pareil pour toi, c’est juste, de dire, tu peux être une bonne personne, mais moi je ne peux pas vivre ça ou ça tout simplement, juste sortir du combat, de savoir qui va gagner etc.* Source : mon amie

Et c’est vrai quand on y pense, combien de fois lors d’un conflit, je me perpétue à expliquer le pourquoi du comment, à essayer de prouver que je ne mens pas, alors que je peux simplement décider de ne pas vivre ça et de sortir du combat. Pour gérer son état émotionnel et le laisser passer, mon amie me conseille d’être plus observatrice de la situation et d’essayer d’analyser ce qui se passe. En tant qu’EJE, j’ai appris à le faire, mais voilà ce n’est pas si simple, car j’ai appris à observer les autres, mais c’est difficile d’analyse une situation que l’on vit sur l’instant, car comme le dit très bien mon amie

C’est intuitif de vouloir se protéger du coup, on ne raisonne plus avec notre cerveau, mais avec nos mécanismes de défenses

Mon amie me donne des pistes pour y arriver. Il s’agit de répondre à quelques questions : Pourquoi cela fait si mal ? quel besoin n’a pas pu être apaisé ? quel était le besoin de l’autre quand il a fait cela ? Où perd-on l’équilibre, le contrôle ? Pourquoi on ne voit aucune porte de sorties possibles? et en regardant sous un angle différent lesquelles pourrait-on ouvrir ? Où pourrait-on récupérer du contrôle ?

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Il faut parfois essayer de regarder d’une autre façon, pour ressentir, donner du sens et laisser passer l’émotion qui nous envahit.

A toi ma chère amie, tu as su mettre des mots sur ce que je vis et tu as sans le vouloir nourrit un questionnement. Maintenant, je sais, que je pourrai pardonner, quand je serai libérée de cette relation qui me parasite et je sais également ce que je dois faire pour trouver mon équilibre.

Merci