Ca m’est arrivée et vous ?

Quand les émotions s’emballent…et que l’on ne se reconnaît pas ?

Il y a quelques mois, j’ai essuyé des piques, des critiques, des humiliations, des blagues… C’était dit de façon gentille, sous le ton de l’humour et je n’y prêtais pas attention et même que parfois, je riais de certaines choses.. Puis sans que je m’en aperçoive, toutes ces petites choses que je pensais sans importance ont envahi mon esprit, mon corps et mon coeur… Une énième moquerie et madame « colère » a débarqué…J’ai senti son énergie circuler en moi et me dire qu’une chose « Prends tes affaires et barres-toi loin de là »…Très rapidement, mon corps, ma voix et mon expression se sont alignés pour mettre en place une tempête émotionnelle… Bien évidemment, le temps que je m’en rende compte, j’avais déjà dit pleins de conneries…

C’est là que l’expression « tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler » prend tout son sens…

Une fois que je m’en rends compte, d’autres émotions m’envahissent…j’étais embarrassée, gênée, en colère (contre moi), bref j’étais pleine de ressentiment et j’étais comme paralysée par tout ce qui m’envahissait…petit à petit et avec l’acceptation de ce qui m’arrivait, la tension a diminué… Et c’est là, que j’ai compris…

L’émotion est une énergie, un mouvement, qui nous pousse à l’action… C’est pour cela que sur le moment, il est important et plus simple de la ressentir, de l’accueillir que de mettre des mots dessus.

Aaaaahhhhh, c’est pour cela que j’ai immédiatement réagit au lieu de verbaliser « je suis en colère ou je suis agacée »…

Et pourquoi nous réagissons tout de suite ?

Parce que dans notre tête, nous avons trois cerveaux qui se touchent. Le cerveau du haut (Le néocortex) est en charge du langage et des processus complexes, le cerveau limbique traite les émotions et le cerveau reptilien se charge de la survie (ce sont les cerveaux d’en bas). Dans le cas d’une émotion intense, le néocortex ne touche plus les cerveaux d’en bas, ce qui empêche le raisonnement et nous fait donc passer à l’action…

Je sais ce que vous vous dîtes, que ça concerne les enfants, etc … Mais je l’adapte totalement à mon cas. En effet, j’ai bien longtemps réprimé mes émotions et je n’ai pas appris à verbaliser ou à les « gérer »… En effet, il y A 30 ans, nous n’avions pas les neurosciences, Isabelle Filliozat ou Catherine Gueguen 😉

En tout cas maintenant, quand je suis dans une émotion intense, je quitte la pièce en disant  » là, j’ai besoin de me calmer, je reviens ». Ce temps pour moi est essentiel, il permet de me recentrer, c’est ma façon de faire redescendre le cerveau d’en haut sur les cerveaux d’en bas. Cependant, pour la plupart des personnes, je prends la fuite… Et pourtant, si vous saviez l’énergie que ça me demande de faire ça… Il y a des personnes qui pensent que c’est facile de « gérer » ses émotions, qu’il suffit de… que ça ne se fait pas… « Facile à dire »

Et pour y parvenir, je me suis mise à la méditation, la pleine conscience ou encore la pratique de l’attention… Pourquoi ? Déjà parce que ça fait du bien 😀 mais surtout

La méditation entraîne l’esprit à se libérer du flot de pensées pour se concentrer sur le l’instant présent plus longtemps et plus profondément…

Ce qui peut-être très utile, quand une émotion intense nous envahit… Alors voici, ce que j’utilise … Pour commencer, il y a l’application « Petite Bambou », elle vous aide pour commencer, il y a également, le livre « Calme et attentive comme une grenouille », je l’utilise avec les enfants, mais on se prend « au jeu » facilement et enfin, il y a le CD de Frédéric Lenoir que l’on trouve dans le livre  » Philosopher et méditer avec les enfants ».

Finalement, malgré mon développement personnel engagé depuis quelques années, je m’aperçois que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour pouvoir être vraiment moi, soit une femme forte et indépendante émotionnellement.

Et voilà vous savez tout 😉

 

 

 

 

 

Savoir pardonner

Savoir pardonner, quel sujet intéressant. Un sujet qui me concerne, car actuellement, je vis des injustices et quand j’y pense,

« comment je peux pardonner à des personnes qui m’ont blessé ? »

Pour l’instant, je ne peux pas, il me faut du temps. En effet, cela m’oblige à me remettre en cause, à réfléchir, à analyser, assumer ma part de responsabilité et surtout j’essaie d’accueillir et de comprendre cette émotion qui m’envahit et ce n’est pas facile… 

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Après avoir partagé cette image, j’ai eu une conversation avec une amie psychologue à propos du pardon et ce qu’il en est ressorti, c’est juste pour moi une bouffée d’oxygène.

Ma question de départ était : « tu penses que savoir vraiment pardonner, c’est oublier ce que l’autre à fait ? Ne faut il pas garder en mémoire pour justement savoir pardonner ? »

Mon amie me dit « pardonner cela ne veut pas dire, garder la personne dans ta vie, après tu peux ne plus être en colère, lâcher prise, oublier, mais décider que les personnes qui ont tel ou tel fonctionnement tu n’en veux pas dans ton monde.

Quelque part garder en mémoire c’est encore se laisser en lutte et du coup c’est toi qui souffres, pas l’autre c’est dommage »

Je ne peux que confirmer. C’est exactement ce que je vis et ce que je ressens. Je souffre de cette situation, mais je m’aperçois, que je suis la seule… Alors, pourquoi souffrir de quelque chose dont je ne veux pas ?

Puis elle m’explique que notre cerveau va forcément garder en mémoire, enregistrer l’information de manière générale pour pouvoir anticiper nos prochaines rencontres, nous aider à faire des bons choix plus rapidement. Mais que si nous avons besoin de le garder en mémoire, tout ce que nous pourrons vivre avec ces personnes sera interprété en fonction de cet événement et donc quelque part, si on peut pardonner mais pas oublier c’est peut être que la relation n’a plus d’intérêt car elle sera toujours parasitée au final….* Source : mon amie

A ce stade de la conversation, je comprends alors que si je souhaite savoir pardonner et oublier, il me faut sortir de cette relation toxique.

1957765_810450132348130_3998909575555535776_oLà où cela devient plus intéressant, c’est que pour pouvoir avancer, et là on parle de mon sujet préféré « les émotions », il faut gérer son état émotionnel, savoir lâcher prise pour retrouver un juste équilibre… Mais voilà, ce n’est pas si facile…

Souvent lâcher prise c’est décider ce que tu peux supporter ou pas, ce n’est pas décider si ce que l’autre fait est bien ou mal, ou pareil pour toi, c’est juste, de dire, tu peux être une bonne personne, mais moi je ne peux pas vivre ça ou ça tout simplement, juste sortir du combat, de savoir qui va gagner etc.* Source : mon amie

Et c’est vrai quand on y pense, combien de fois lors d’un conflit, je me perpétue à expliquer le pourquoi du comment, à essayer de prouver que je ne mens pas, alors que je peux simplement décider de ne pas vivre ça et de sortir du combat. Pour gérer son état émotionnel et le laisser passer, mon amie me conseille d’être plus observatrice de la situation et d’essayer d’analyser ce qui se passe. En tant qu’EJE, j’ai appris à le faire, mais voilà ce n’est pas si simple, car j’ai appris à observer les autres, mais c’est difficile d’analyse une situation que l’on vit sur l’instant, car comme le dit très bien mon amie

C’est intuitif de vouloir se protéger du coup, on ne raisonne plus avec notre cerveau, mais avec nos mécanismes de défenses

Mon amie me donne des pistes pour y arriver. Il s’agit de répondre à quelques questions : Pourquoi cela fait si mal ? quel besoin n’a pas pu être apaisé ? quel était le besoin de l’autre quand il a fait cela ? Où perd-on l’équilibre, le contrôle ? Pourquoi on ne voit aucune porte de sorties possibles? et en regardant sous un angle différent lesquelles pourrait-on ouvrir ? Où pourrait-on récupérer du contrôle ?

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Il faut parfois essayer de regarder d’une autre façon, pour ressentir, donner du sens et laisser passer l’émotion qui nous envahit.

A toi ma chère amie, tu as su mettre des mots sur ce que je vis et tu as sans le vouloir nourrit un questionnement. Maintenant, je sais, que je pourrai pardonner, quand je serai libérée de cette relation qui me parasite et je sais également ce que je dois faire pour trouver mon équilibre.

Merci

 


 

 

Déception, colère, rage, acceptation et une décision à prendre !!

Il y a quelque temps, j’ai pris la décision de demander une rupture conventionnelle, afin de faire évoluer mes projets. Lors d’un entretien avec la directrice, celle-ci me dit « comprendre et ne pas vouloir me mettre de bâtons dans les roues ». Ouf, je suis soulagée et j’ai hâte de pouvoir commencer mes nouveaux projets !

Une semaine après cet entretien, la directrice m’annonce que l’entreprise est en train d’étudier ma demande, car ce n’est pas leur politique et qu’ils doivent calculer ce que cela va leur coûter (genre, je coûte 1 million de dollars)…. Bref, je lui dis « ok et j’aimerai avoir une réponse rapidement, car j’ai trouvé une formation qui commence au début du mois de mars, je souhaite donc poser des congés si possible », elle me dit que, pour l’instant, je dois écrire une lettre pour que cela soit plus « officiel » (que je donne le lendemain), qu’il faut voir les délais, bref…  2 jours plus tard, elle me dit que je vais recevoir un courrier chez moi… J’ai comme l’impression que ce n’est pas bon signe, mais je croise les doigts quand même, car elle m’a dit qu’elle ne me mettrait pas de bâtons dans les roues  …

Hier, je reçois donc le courrier où « ils ont le regret de m’informer qu’ils ne donneront pas suite à ma demande …. » Sans aucune explication…

Et voilà, en une lettre, tout ce que j’avais prévu, c’est envolé. Je suis donc passée par diverses émotions en ce samedi…

J’ai d’abord été très déçue, j’en ai pleuré de voir mes projets s’envoler, puis j’ai été en colère contre mes employeurs, ma colère est devenue de la rage au point que j’avais qu’une envie, les faire chier et de leur faire subir ce qu’ils me font subir depuis des mois.. Mais, je savais au fond de moi, que ce n’était pas la solution. J’ai donc accepté ce refus -difficilement, mais j’ai accepté- et de toute façon il fallait que je rebondisse pour ne pas rester dans la colère qui ne devenait plus très saine ….

Aujourd’hui, voici mes options :

1 : je peux démissionner, mais je n’ai pas d’allocation chômage,
2 : je peux trouver autre chose et démissionner, mais je renonce temporairement à mes projets
3 : je peux faire un abandon de poste… 

Il me faut donc prendre une décision.

@suivre …

Hier, j’ai craqué …

C’est un message brut, écrit hier soir après une très mauvaise journée de boulot….. Hier, j’ai craqué et j’ai pleuré toutes les larmes que je pouvais.. Etre éducatrice de jeunes enfants, ce n’est pas de tout repos, il faut sans arrêt être à l’affût de tout, il faut s’adapter aux enfants, aux professionnels(les), aux parents… Bref, nous sommes constamment dans l’adaptabilité … Aujourd’hui, alors qu’une collègue me demande simplement si je peux prendre un petit groupe pour les emmener faire de la craie, je lui ai dit NON et elle a reçu toute ma colère accumulée ces dernières semaines… Et je lui ai dit des choses pas sympas du tout… Bien que la situation soit simple, elle est en fait très compliquée… Mais ce n’est pas à cause de ça que j’ai craqué (enfin pas en partie), mais c’est auprès de la direction que tout c’est déroulé… Alors que j’expliquais la situation, tout s’est retourné contre moi … et j’ai craqué, trop c’est trop… J’ai été trahie, je suis déçue, on remet mon travail en question, ma capacité à faire des choix et je suis encore plus en colère. Et cette colère ne se calme pas …

Depuis quelque temps, les désillusions s’enchaînent, et je me mets à réfléchir sur moi-même, sur mes objectifs et à ma relation avec les autres … Je suis une personne entière, c’est comme ça. Et mon défaut, c’est que j’attends trop des autres, j’attends qu’ils aient la même réflexion que moi, qu’ils aient la même vision que moi, et je leur donne ma confiance (un peu trop facilement peut-être) mais ce qui coule de source pour moi, ne l’est pas pour d’autres….. Je comprends, mais ça ne rentre pas….
Par rapport à la situation, je sais que je suis également dans l’erreur, car, comment je peux obtenir de quelqu’un qu’il réalise quoique ce soit si je ne lui ai pas demandé clairement auparavant ? Et pourtant je le sais, c’est quand même un comble pour quelqu’un qui a écrit plusieurs articles sur « la communication bienveillante ». Je ne suis pas parfaite, je suis juste une personne avec des émotions bien présentes .. un peu trop pour le coup et qui parfois et bien pète un câble…

 

Communiquer avec bienveillance : Exprimer son émotion/sentiment

La Communication Non Violente comporte 4 étapes :

1 : J’observe la situation
2 : J’exprime mon émotion/sentiment
3 : J’exprime mon besoin
4 : Je fais une demande claire

Qu’elles soient agréables ou désagréables, les émotions telles que la tristesse, la peur, la colère et la joie, animent notre vie ainsi que celles des enfants

Pourquoi exprimer son émotion/sentiment ? 

Voici quelques définitions.

Sentiment : c’est un état affectif complexe et durable lié à certaines émotions ou représentations. (Petit Larousse)
Emotion : « une émotion est un trouble subit, une agitation passagère causée par un sentiment vif de peur, de surprise, de joie, etc. C’est également une réaction affective transitoire d’une assez grande intensité, habituellement provoquée par une stimulation venue de l’environnement ». (Petit Larousse)

Isabelle Filliozat, décrit une émotion comme « un mouvement qui part de l’intérieur et qui s’exprime à l’extérieur ».

Ce que je retiens comme essentiel, est, qu’une émotion, est une réaction affective intense. Cette réaction est différente en fonction des personnes, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils vivent, de leur croyance et de leur valeur. Les émotions provoquent en nous divers changements physiologiques comme pâleur, rougissement, accélération du rythme cardiaque ainsi que du pouls, des palpitations, tremblements, parfois allant même jusqu’au malaise. Le sentiment, quant à lui, est plus subtil, plus délicat.

Bref, vous l’aurez compris, les émotions sont parfois pénibles, elles provoquent en nous des choses qui nous « paralysent » selon la situation vécue. Mais elles sont là, elles existent, alors on en fait quoi ? Et bien, il ne faut surtout pas les réprimer, les brider, les contrôler, etc… Car en faisant cela, au lieu d’en faire des amies, nous nous en faisons des ennemies. Les émotions existent pour nous transmettre des messages importants sur des situations que nous vivons quotidiennement. D’ailleurs Isabelle Filliozat dit  » Le rôle des émotions est de signaler les évènements qui sont signifiants pour l’individu et de motiver les comportements permettant de les gérer«

Il faut donc les accueillir et écouter ce qu’elles ont à nous dire. Mais pour ce faire, il faut les connaître. C’est pour cela que je vous propose un petit tableau tiré du livre de Christine Lewicki. Ainsi, plus nous aurons du vocabulaire, plus nous saurons ce que nous vivons au plus profond de nous.

Dans la communication non violente, pour exprimer ses émotions/sentiments, bien souvent on utilise le « message-Je ».
Le « message-je », de Thomas Gordon, est l’un des trois piliers de sa méthode. Emettre un Message-Je, permet d’identifier ce que nous ressentons face à une situation ou à un comportement qui ne nous convient pas. Le message-Je, permet de parler de soi, sans porter de jugement. Ainsi, pour trouver la bonne émotion ou le bon sentiment, il faut répondre à cette question : comment je me sens ?

Je suis en colère, je suis triste, je suis déçue
Je suis fière, je suis heureuse, je suis confiante…

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Bouder s’est s’affirmer ?

Lors d’un repas, ma fille (8 ans) pour je ne sais quelle raison, s’est mis à bouder… J’avoue que quand elle boude, ça à le don de m’agacer… D’ailleurs, je ne sais toujours pas pourquoi ça m’agace autant. Enfin, bref, là n’est pas la question. Alors que je demande à ma fille, ce qu’il se passe ? Pourquoi elle boude ? Un proche me dit : « c’est bien, quand elle boude, elle s’affirme ». J’avoue que je reste perplexe quant à cette remarque.

Bouder c’est quoi ?

Manifester par son silence et par l’expression de son visage, qu’on est mécontent, qu’on a du ressentiment contre une autre personne. Marquer à quelqu’un qu’on est fâché contre lui. Source

Larousse : se détourner de quelqu’un, de quelque chose, montrer à leur égard de la réserve ou de l’hostilité :

Donc bouder, c’est un mécanisme de défense qui a pour but de signaler par notre attitude corporelle et le silence, un sentiment de frustration et/ou de colère (émotion généralement ressentie lors d’une bouderie)

Donc, quand un enfant boude, il montre son désaccord avec l’adulte ou l’enfant, certes. Or pour moi, ce n’est pas pour autant que l’enfant s’affirme.

Pourquoi un enfant boude ? 

Mes enfants, quand ils ont la tête penchée en avant, les bras croisés, les sourcils froncés et la bouche crispée : là je n’ai aucun doute, ils boudent ! Et bien souvent, ils boudent, quand ils ne sont pas d’accord avec ma décision, quand ils sont en colère ou quand je leur refuse quelque chose….

En fait, l’enfant se sent incompris, frustré et du coup, il se bloque et refuse de communiquer. Tristesse, colère, déception, frustration… Quel que soit le sentiment ou l’émotion ressentie à l’origine de sa bouderie, l’enfant va le garder en lui. Et pour moi, c’est là qu’est le problème. En effet, quand ma fille boude, elle ne s’exprime pas sur ce qu’elle ressent, elle ne dit pas ce qui ne lui convient pas. Au mieux, à la question « qu’est-ce qui se passe ? » J’ai un « Je ne sais pas… » Ma fille est donc clairement en train de refouler ses émotions…  Par contre, mon fils de 5 ans ne boude presque pas et me dit clairement ce qu’il ressent « je suis triste, je suis en colère, parce que… » Et là pour moi, c’est clairement de l’affirmation. Bon ok, s’il pouvait s’affirmer sans ajouter les cris, les pleurs, et bouger comme un poisson hors de l’eau, ça m’arrangerait 😉

Dans toutes mes lectures, la bouderie est considérée comme un pouvoir qu’exercerait l’enfant sur l’adulte pour le faire culpabiliser… Je dois dire que ça fonctionne assez bien… Au début, je culpabilisais beaucoup, mais j’ai vite compris 😀
Au-delà de nous rendre chèvre, la bouderie est utilisée par les enfants, comme moyen d’expression, car ils ne savent pas encore verbaliser ce qu’ils ressentent. En effet, quand ils sont petits, ils ne savent pas comment s’y prendre. C’est là que nous devons « intervenir » afin de les accompagner et leur montrer qu’il y a d’autres façons de communiquer.

D’ailleurs, comment fait-on ? 

Il faut écouter, accueillir les sentiments et les émotions de son enfant, quels qu’ils soient, il faut les respecter, mais cela ne veut pas dire qu’il faut accepter ce qui s’est passé. Dans le livre « parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent », livre que je vous recommande fortement, le Dr Haim Ginott dit :

« Tous les sentiments sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables ».

Quand vous observez votre enfant énervé, en colère ou entrain de bouder, dites-lui simplement : « Tu as l’air contrarié, tu me sembles en colère ». Puis, laissez le « seul » pour qu’il puisse dénouer la situation. C’est-à-dire lui permettre de sortir de son attitude d’opposition et de le laisser revenir vers vous.

Quand vous savez pourquoi il boude, dites-lui simplement :

 « Je vois que tu es en colère, triste, etc … tu aurai bien aimé avoir ceci ou cela et moi je t’ai dit non et ça te rend…»

Par ces phrases « descriptives », vous êtes à l’écoute de ce qu’il ressent et bien souvent cela peut délier leur petite langue… De plus, la verbalisation de nos émotions est essentielle. En effet, cela leur montre que vous aussi vous pouvez être en colère, triste ou déçu et vous leur montrez également comment passer à autre chose… Mais surtout vous devez rester en accord avec vous-même et ne pas céder sous le poids de la culpabilité… Ouais je sais, facile à dire/écrire !!

Pour ma fille, je fais quoi ?

Ma fille de 8 ans, sait ce que sont les émotions, mais je pense qu’elle ne sait pas ou ne souhaite pas les exprimer ?! Par crainte de ma réaction ? De celle des autres ? Que je sois plus en colère ? Peut-être a-t-elle le sentiment qu’elle ne sera pas entendue ?

Pourtant, je lui dis clairement, qu’il y a d’autres façons de communiquer, que oui, je peux être en colère, déçue, triste, mais que je préfère qu’elle me le dise, plutôt que de rester là à bouder. Mais peut-être qu’inconsciemment, étant donner que la « bouderie » m’agace au plus haut point, je ne suis pas « authentique » dans cette situation ? Et comme elle sent que ça m’agace, elle ne souhaite pas aller plus loin ?

Note à moi-même : prendre le temps de me « poser » avant d’accompagner mon enfant dans « sa bouderie ».

@bientôt

 

Déçue, en colère, blasée et fatiguée…

Il y a quelques jours, j’ai fêté mes 2 années de diplôme… voici mon bilan pour cette 2ème année …

Mon travail d’EJE au sein de la crèche… Et bien, je suis presque tout le temps sur le terrain : accueil, change, repas, goûter, surveillance de dortoir, transmissions aux parents, etc. Le petit point positif, c’est que quand je suis sur les groupes, j’arrive à avoir des temps d’observations, mais rares sont les moments où je peux me détacher pour poser celles-ci. Les activités sont faites par les auxiliaires de puéricultrice ou les APE (Au passage, elles font de belles choses et je les félicite), parfois, je leur dis ce que j’ai observé et qu’il serait intéressant de faire telle ou telle activité  » et/ou alors elles viennent également me demander mon avis ou des idées (là, j’avoue, je me sens reconnue). Quand je peux me détacher, il est rare que je travaille sur les activités…. en effet, je travaille sur d’autres choses, comme la préparation de la rentrée (projet, partenariat, personnalisation de l’accueil, etc …) ou dernièrement, le compte-rendu des réunions sur la consigne positive.

Mais voilà, depuis quelque temps, je suis blasée et fatiguée par la réalité du terrain. J’en ai marre du turnover des enfants, marre d’être un bouche-trou, marre des adaptations faites en juillet, alors que nous sommes fermés au mois d’aout et marre des enfants que l’on fait rétrograder dans la section en dessous de la leur, afin de charger les groupes… Bref, marre de ne pas pouvoir faire mon boulot.. Et après, on me parle de respect, de bien-être, de bienveillance, de repères, etc …

Et enfin, dernièrement, on nous a demandé (à ma binôme et moi)  de ne plus se détacher ensemble pour travailler, car cela met en difficulté les équipes… Or, je ne suis absolument pas d’accord avec cela, car quand nous nous détachons, c’est toujours quand l’APE « volante » est sur notre groupe de référence, lorsque c’est calme dans les autres groupes ou que les groupes d’enfants ne sont pas au complet. De plus, nous leur disons toujours où nous sommes et que si besoin, elles crient à l’aide.

Tout cela me déçoit et me met dans une « grosse colère ». Je me sens que très rarement reconnue en tant qu’EJE et du coup, je m’interroge sur mon évolution en tant que professionnelle EJE. Il n’y a pas si longtemps encore, je souhaitais devenir directrice de crèche, mais a quelles conditions ? Car je sais ce que je ressens envers la direction… Et je sais que si un jour, je suis directrice, je ne veux pas que mon équipe ressente la même chose que moi actuellement. Du coup, je suis en train de réfléchir à une reconversion, mais toujours en lien avec la petite enfance.. Je vous en parle prochainement, quand cela sera confirmé 😀

Heureusement, je vis des choses formidables avec mon équipe, ce qui permet de vite passer à autre chose.

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Maintenant, je sais quelle voie je dois suivre !!

@bientôt