Merci à tous

Cet article est un peu spécial, puisque c’est le dernier… En effet, j’ai pris la décision de fermer mon blog… 

Les principales raisons sont que malheureusement, je ne me sens plus libre d’écrire et/ou de mettre des mots sur mon quotidien d’EJE-directrice…  Mon blog est lu par énormément de personnes, dont des professionnelles et des parents que je côtoie tous les jours… Et certaines de ces personnes sont pour moi « malveillantes », car elles utilisent et manipulent les informations à mauvais escient…

C’est un chapitre de mon livre qui se tourne… La suite arrivera… Quand ? Comment ? je n’ai pas encore les réponses, cependant, l’écriture fait partie de moi et il n’est pas question de m’arrêter… 

Maintenant, je m’adresse à toi qui me lis, qui m’a lu, qui m’a écrit, qui m’a répondu, je m’adresse à toutes les personnes que j’ai accompagné à travers ce blog, je souhaite simplement vous dire 

MERCI 

Je ne vous quitte pas définitivement, puisque ma page Facebook restera ouverte et active 😉 

@bientôt

Sylvia

Publicités

Qui suis-je pour…

  • Qui suis-je pour dire aux parents « que leur enfant va s’adapter d’une façon ou d’une autre à la crèche… »
  • Qui suis-je pour dire aux parents « que faire un contrat de 10h à 14h ça ne va pas pour mon organisation interne… »
  • Qui suis-je pour dire aux parents qu’ils ont posé leur congé trop tard et donc qu’ils vont devoir payer…
  • Qui suis-je pour dire aux parents « que je ne déduirais pas les absences de leur enfant, car il a été malade, à cause, d’un jeu d’eau… »
  • Qui suis-je pour dire aux parents « que non, je ne passerai pas leur enfant dans le groupe des grands, car je n’ai pas de place et que surtout, il n’a pas acquis l’autonomie « nécessaire » pour y être… »
  • Qui suis-je pour dire aux parents de payer, car sinon, je devrai appliquer le règlement intérieur…
  • Qui suis-je pour dire aux parents « que s’ils ne réservent pas le mercredi, il se peut qu’il n’y ai plus de place… »
  • Qui suis-je pour dire aux parents « que vous aurez un complément de facture, car vous êtes arrivés en retard.. ».
  • Qui suis-je pour dire aux parents « venez chercher votre car il est malade… »
  • Qui suis-je pour dire aux parents « que non, je ne peux pas prendre votre enfant avant, car le taux d’encadrement ne serait pas respecté ? »
  • Qui suis-je pour dire aux parents « que non il n’y a pas de place pour votre enfant… »
  • Qui suis-je pour dire aux parents que comme vous n’habitez pas la commune, vous paierez +1€ de heure…

Qui suis-je pour…

  • Qui suis-je pour dire aux salariées de m’informer quand elles prennent un dernier paquet de couche ou de gel lavant ou des gants…
  • Qui suis-je pour dire aux salariées qu’elles manquent d’organisation ?
  • Qui suis-je pour dire aux salariées de trouver des activités en lien avec les besoins des enfants ?
  • Qui suis-je pour dire aux salariées qu’elles seront convoquées à entretien préalable, car elles ont fait une faute….
  • Qui suis-je pour dire aux salariées qu’elles n’ont pas acquis assez de congés payés pour avoir un salaire plein…
  • Qui suis-je pour dire aux salariées que non une journée pédagogique se fait lors d’un jour travailler et non un samedi…
  • Qui suis-je pour dire aux salariées que le planning va changer et que dorénavant, certaines auront 30 minutes de pause supplémentaire, pour que je puisse ne pas aller sur le terrain et faire le boulot que l’on me demande…
  • Qui suis-je pour dire aux salariées de faire des heures supplémentaires…

Qui suis-je pour dire toutes ces choses ?…Je suis directrice de crèche…

Lettre aux référents de stage et aux écoles…

Chèrs Tous,

Que vous soyez Professionnels (les) de la petite enfance, du médicale, du social ou une école, un organisme de formation… cette lettre vous concerne.

Par cette présente, je tiens à vous dire STOP !! C’est quoi votre problème ? Un complexe de supériorité ? Une peur irrationnelle de voir un stagiaire vous bousculer un peu et qu’il remette en cause votre si joli diplôme ? Et le délit de sale gueule ? On en parle ou pas ? Parce que oui, ça existe aussi… Et du coup, au nom de toutes ses « raisons » vous faites preuves de toute-puissance, de jugement de valeur, d’agressivité allant même jusqu’au harcèlement… Au nom de quoi ? Parce que vous êtes diplômé, vous êtes un(e) professionnel(le), c’est vous qui décidez et qui avez la CONNAISSANCE et le POUVOIR… Attendez, je vais rire (un bon coup) et je reviens….

Pour être sérieuse, le respect de l’autre ? De l’être humain ? L’empathie ? La compassion ? Ça vous parle ? Où vous êtes tellement blasé(e) par votre routine et par votre nombril que vous avez oublié le sens même de votre boulot ?

Il va falloir m’expliquer comment, vous qui travaillez avec des êtres humains vous pouvez vous comporter ainsi… J’accompagne des stagiaires très régulièrement et depuis longtemps, je suis également maître d’apprentissage et jamais, je ne dis bien jamais, j’ai fait preuve d’un comportement de supériorité ou de toute-puissance. Et si je dois recadrer, il existe pour cela la communication non-violente, la bienveillance, l’empathie afin que l’entretien de recadrage soit le plus constructif possible pour le stagiaire et pour moi. Mon objectif n’est pas de le flageller sur la place publique et de lui montrer qu’il est incompétent (houhouhou)… N’oubliez pas qu’il est stagiaire, il est là pour apprendre et être guidé… PAR VOUS !!!

Rappelez-vous quand vous étiez stagiaire, comment vos référents de stage étaient avec vous ? Dans le cas, où vous avez un mauvais souvenir, j’imagine que c’était désagréable, inconfortable, vous avez peut-être même ressenti de la colère, de la peur ou encore de la tristesse… C’est ça que vous voulez pour celui que vous accompagnez ? Qu’il ressente la même chose que vous, qu’il soit tellement mal qu’il pourrait arrêter sa formation ? Ses études ? C’est cette image-là que vous souhaitez renvoyer au stagiaire et à votre établissement ?

Et dans le cas inverse, souvenez-vous de comment, c’était agréable d’être guidé(e), soutenu(e), sur la même longueur d’onde et ce même avec des petites « erreurs ». Souvenez-vous de ce référent que vous avez pris pour modèle et qui vous a convaincu que vous étiez sur le bon chemin…

Il est temps de prendre conscience et d’être le référent que vous auriez voulu avoir ou que vous avez eu pendant vos études. Profitez de ce que les stagiaires peuvent vous apporter, comme une remise en question, être à la page, avoir et partager une réflexion, de la nouveauté… Croyez-moi, c’est bien plus gratifiant… Bon, je vous entends au loin, « oui, mais parfois, il y a des boulets »… Et c’est vrai, et dans ce cas-là, accompagnez-le du mieux que vous pouvez et si ça ne va toujours pas, appelez l’école… Il existe des solutions autres que de lui faire la misère… Comme je dis à mon équipe : « Le comportement du stagiaire est le reflet de votre comportement »… Alors, réfléchissez bien avant de dire quoique ce soit, il est peut-être tout simplement entrain de faire pareil que vous… 😉 

Quant à vous les organismes de formation, les écoles, comment pouvez-vous soutenir ce genre de comportement de la part des professionnels ? Peur de perdre un lieu de stage ? C’est peut-être mieux que de perdre votre intégrité et votre réputation, non ? Ma sœur qui est en première année d’infirmière, « n’ose » même pas réagir parce qu’elle a peur pour son diplôme et ce qu’y pourrait être noté dessus et pourtant elle a mon âge (Soit très jeune 😉 ) et du caractère… Vous imaginez un peu dans quel état d’esprit ces étudiants font leur formation ?

Votre rôle est de soutenir vos étudiants quand ils subissent l’abus de pouvoir et la toute-puissance des professionnels, pas de les punir en mettant dans leur livret de stage « comportement insolent ou doit garder sa place de stagiaire » et j’en passe… Vous attendez des étudiants qu’ils se positionnent et d’être un futur professionnel, alors il est de votre devoir de les soutenir dans ce sens et surtout au-delà de ça, il s’agit d’un être humain, un être qui ressent…

Il est grand temps de remettre de l’humanité dans vos actions et votre accompagnement !

« Accompagner quelqu’un, c’est se placer ni devant, ni derrière, ni à la place. C’est être à côté. »

Joseph Templier

Je t’admire, mais je te crains…

Toujours en recherche sur les relations que j’entretiens avec les humains et plus particulièrement mon entourage perso/pro, j’ai appris il y a quelques jours que des professionnelles m’admiraient pour mon parcours, mon expérience et/ou mes connaissances et qu’en même temps ces mêmes personnes me craignaient.

Déjà, savoir que je suis une personne que l’on admire est difficile à accepter… Car je fais simplement ce que j’estime être juste pour les autres et pour moi-même. Et d’un autre côté, savoir que je suis en même temps une personne que l’on craint, ça, ça ne passe pas du tout… C’est comme pour l’éducation de mes enfants, j’ai arrêté toutes formes de violence, de punition, etc… pour me diriger vers la bienveillance, car justement, je ne voulais pas que mes enfants me craignent. Du coup, je m’interroge :

Comment, peut-on admirer et craindre une personne en même temps ? 

Mon cerveau s’est mis en route, je me suis mise à la place de ces personnes et je me suis dit :

« ok, déjà, pourquoi j’admire une personne ? »  Et là, j’ai pensé au courage, à la persévérance d’aller au bout de ce qu’elle entreprend, le fait de prendre des risques, de son dévouement, de ses capacités intellectuelles, cognitives, manuelles et/ou artistique, etc… Et surtout, c’est une personne qui correspond à mes valeurs et avec qui j’ai une résonance…

« ok, maintenant que je l’admire, pourquoi je la crains ? »  Et des peurs sont apparues. Peur de décevoir, peur de ne pas être à la hauteur, peur que l’on découvre mes failles, peur de ne pas y arriver, peur de l’échec…

Ces réflexions et ces différentes analyses me permettent d’écrire qu’effectivement cette admiration que j’ai pour une personne, peut paradoxalement entraîner une crainte envers elle.

Pourquoi ? Et bien, tout simplement parce que je prends conscience qu’il y a une différence entre ces compétences, ces connaissances, son comportement, son expérience et moi.. Je peux alors ressentir une émotion très ambivalente face à cette personne et envers moi-même… Suis-je capable ? J’aimerais être comme elle, est-ce que je peux devenir comme elle ? Ai-je les compétences ? Suis-je assez intelligente ? Je n’y arriverai jamais, je suis trop nulle…

« Heureusement » de mon côté, l’admiration que j’ai pour une personne va être une source d’inspiration et de motivation qui va me permettre de répondre à différents besoins tels que, le besoin d’accomplissement, d’apprentissage, de réalisation, de créativité, de curiosité professionnelle… Ainsi, cette admiration va stimuler mon désir de réduire cette différence entre cette personne et moi, jusqu’à ce que « L’élève dépasse le maître ». En effet, pour moi, qui suis avide de connaissances et d’apprentissages, cela représente un véritable défi !

Cependant, pour certaines personnes, cela n’est pas aussi simple… Pourquoi ? Et bien, je pense que pour réduite cette différence, elles doivent avant tout, en être conscientes. Conscientes que cette différence peut être réduite. Pour ce faire, ces personnes devront sortir de leur zone de confort et faire preuve de courage, de motivation, de détermination et croire qu’elles sont capables de monter en compétences et de se mettre à niveau… Au contraire, si ces personnes n’en prennent pas consciences, elles resteront sur place, elles résisteront et certaines ressentiront de la jalousie sans comprendre que cela leur apporte : RIEN !

Alors pour ces personnes qui m’admirent et qui me craignent en même temps, j’ai envie de vous dire : STOP !! Nous sommes uniques, nous avons tous un parcours, une éducation, des expériences et des chemins différents. Alors oui, j’ai des connaissances, de l’expérience etc … Je travaille dur pour en arriver là, je lis (beaucoup) et je me forme (encore et toujours)… Cependant, si vous cherchez bien, (si si cherchez bien) vous avez un talent, une compétence ou simplement une détermination qui ne demande qu’à  s’exprimer, alors ne cherchez pas à ressembler à la personne que vous admirez, chercher surtout à être vous-même !

Un petit article pour vous, http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/02/28/22061-ces-personnes-qui-nous-inspirent-nous-font-avancer

Cette année…2017

Une amie m’a envoyé cette photo et j’avoue qu’elle me donne à réfléchir..

De quoi suis-je fière pour cette année 2017 ??

Pour être honnête, je ne sais pas comment qualifier l’année 2017… Je dirai que cette année, émotionnellement, elle a été intense et riche, professionnellement, elle a été constructive, éprouvante et pleine de remise en question et personnellement, elle n’a pas été de tout repos (surtout en fin d’année)…

Cependant, je sais ce dont je suis fière…

Je suis fière du chemin semé d’embûches que j’ai parcouru… Je suis fière d’avoir fait preuve de persévérance et de courage, je suis fière des rencontres que j’ai faites, elles m’ont énormément apporté, elles m’apportent encore et je souhaite que cela continue. Je suis fière de pouvoir accompagner des étudiants (EJE, IDE, CAP…), de leur apporter mes connaissances et mon expérience. Je suis fière d’accompagner les parents et leur enfant sur le chemin de la bienveillance…

Je suis surtout fière et heureuse d’être entouré par de belles personnes, je pense à mon mari, mes enfants, mes parents, ma soeur, ma best friend, mes anciennes collègues devenues des amies… Toutes ces personnes qui croient en moi et qui m’accompagnent quotidiennement. Je suis remplie d’amour et de gratitude en pensant à elles.

Alors, ciao 2017 et simplement merci !

Toi ma belle 2018, tu seras une belle année, une année de changement avec de nouveaux projets, une année de bienveillance remplie d’énergie positive.

@très vite

Sylvia

 

 

 

En cours de réalisation… 

Il y a quelques semaines, la vie m’a envoyé des épreuves pas faciles. Quelques problèmes personnels, mais surtout des problèmes professionnels… Le management et le monde associatif… Une histoire compliquée et qui a entraîné des conflits, de l’incompréhension et une communication rompue

Toutes ces épreuves ont mis ma tête, mon coeur et mon corps à rude épreuve. Je me suis sentie perdue, bousculée, pas à ma place, j’étais fatiguée psychologiquement. Cependant, j’avais l’impression que toutes ces épreuves n’arrivaient pas par hasard. C’est comme si je devais rétablir un équilibre, pour recevoir et/ou pour aller vers ceux en quoi/qui je crois, la vie qui me dit  » eh oh !! je suis là, c’est par là que tu dois aller …. « 

d8dd3b8bada9349bd871d39be44a31ff

Ca doit faire plus d’un an, qu’elle me donne la leçon, que je dois faire quelque chose, que j’en ai marre, que cela ne me correspond plus… Cependant, je n’arrive pas à franchir le pas, je commence des choses et je ne vais pas au bout ou parce que je suis trop pris par mon boulot à la crèche pour entamer quoique ce soit… Bref, une « force invisible » me retient et en discutant avec ma voiture… (Bah quoi ? vous ne parlez par à votre voiture ? Vous êtes bizarre) j’ai compris qu’en fait certaines personnes me mettent dans un rôle d’être « indispensable »..

Intentionnellement, je l’ai sans doute cherché … En effet, je ne vous cache pas qu’au début, quand j’ai dû faire mes preuves, j’ai beaucoup donné (mon temps et mon énergie), je ne comptais pas mes heures, j’étais sur tous les fronts, on m’avait donné ma chance et il fallait que je prouve qu’ils avaient bien fait et l’adage « si je ne le fais pas, personne ne le fera » a été plus que vérifié… Et petit à petit, je me suis aperçue que j’étais devenue utile (un peu trop) aux autres, j’étais nécessaire à une institution et surtout, je faisais très bien mon boulot, puisque j’avais (et c’est toujours le cas) établi une relation de confiance avec les parents, les membres du bureau et les membres de l’équipe (certains).

Résultat : c’était super valorisant pour moi qui débutais dans ce poste, du coup mon ego était flatté et gonflé à bloc…

Néanmoins, j’ai compris (depuis peu) que ce « rôle » est une croyance que j’ai (elle est encore présente, un peu), car si je suis indispensable, je suis aimée, je suis quelqu’un de compétent, je suis quelqu’un de précieux, en un mot : j’existe… Mais je ne veux plus de cette responsabilité, de ce rôle qui m’enferme et qui m’empêche d’avancer…

Voici les phrases que j’entends quotidiennement et qui m’enferme dans cette croyance que je suis indispensable et qui m’empêche d’avancer

  • « Ne partez pas ! « ,
  • « Si vous partez, je pars »,
  • « Qu’est-ce que l’on va faire sans vous, si vous partez ? »,
  • « Si tu pars tout va s’écrouler… « 
  • « Tu es le pilier… »

Je sens au fond de moi, cette colère, cette injustice et cette impuissance qui grandit chaque jour, qui attriste mon coeur et qui m’amène à envisager un autre chemin, un chemin qui n’est pas encore construit…Un chemin qui sera le mien… Mais avant ça, il faut que je coupe ces liens négatifs qui me retiennent…

Accompagner avec le coeur

Depuis que j’ai entrepris d’être moi-même, mais dans une meilleure version 😉 ,
j’ai découvert qu’accompagner les êtres humains (petits et grands) était devenu pour moi indispensable… Cependant, je n’avais pas prévu que cela allait engendrer quelques difficultés ou bouleversements…

Accompagner les êtres humains, les guider et les amener à ouvrir leur esprit, leur coeur et révéler leur potentiel, me nourrit intérieurement. J’accompagne ces personnes avec mon coeur, ma sincérité , authenticité et sans que je demande quoi que ce soit, je reçois des messages de remerciements et de gratitude, qui me touchent au plus profond de mon être.  Je fais mon maximum (En tout cas j’essaie) pour que les personnes qui passent sur mon chemin se sentent bien, accompagnées et écoutées…

A l’inverse, il y a des situations et/ou des personnes parasites et énergivores… Il y a quelques années, je ne savais pas encore ce que cela voulait dire, maintenant, je sais… Vous savez ces personnes qui se plaignent tout le temps, qui veulent être dans le conflit permanent, les éternels insatisfaits qui nous mettent en situation d’échec parce qu’en réalité, ils ne sont pas en capacité de recevoir nos conseils… Et bien, ces personnes « pompent » mon énergie et me font atteindre une zone/situation très inconfortable que je ne souhaite pas forcément explorer…

Je sais que cela fait partie de leur histoire, de leur éducation ou encore d’une croyance limitante (on sait ce qu’on perd, mais on ignore ce qu’on gagne) et que tout changement, viendrait bousculer leurs habitudes, leurs conditions de vie ou de travail, ce qui je conçois peut-être non-sécurisant…

Pourtant, à travers mes attitudes, mon comportement, mes actes et mes mots, j’essaie de leur montrer qu’il y a d’autres chemins, d’autres façons de faire et surtout que c’est possible et d’un côté, il y a l’éducation traditionnelle qui est bien ancrée et où c’est normal de punir, de crier, de faire la morale, de critiquer, de se moquer, de laisser un bébé pleurer… Et surtout ça FONCTIONNE !!! Alors pourquoi changer, hein ?

Je sais que je peux rien imposer, j’en suis pleinement consciente et je peux entendre qu’en leur montrant « comment » faire, elles se sentent agressées intérieurement. Cependant, je ne peux accepter de parler leur langage quand celui-ci est « malveillant » et « égoïste », ça reviendrait à faire marche arrière… Et je ne souhaite plus voir ces mots dans mon quotidien.

Parfois, la vie est mystérieuse… Au moment, où j’écris cet article, je « tombe » sur cette image…

Au bout, au terme où après ces deux ans, je n’ai plus de solutions… Pour qu’elles puissent changer, elles doivent changer de regard sur l’enfant qu’elles étaient, afin de changer de regard sur les enfants d’aujourd’hui… Et ce travail, ce n’est pas le mien…