Les transmissions

Cher Blog,

Il y a quelques jours, avec ma binôme nous étions dans un bon resto entrain de picorer nos frites, quand elle m’a dit qu’une de ces connaissances était tombée (heureusement, elle ne s’est pas fait mal… Bon ok, je sors) sur cet article, tu te souviens ? C’était sur les transmissions. Enfin bref, toujours est-il, qu’en regardant de plus près, je me suis aperçue que cet article avait été vu + de 138 fois la semaine dernière… 😛 Incroyable !

J’ai donc eu l’idée (si, si je t’assure, même que ça a fait EUREKA) d’écrire une suite à cet article en donnant mon point de vue sur les transmissions orales et écrites.

4 ans plus tard…

Mes différentes formations et connaissances acquises pendant ces 4 dernières années font que j’ai plus d’assurance dans mes transmissions. De ce fait, j’apporte aux parents des transmissions de meilleure qualité, remplie d’humour, d’empathie et de bienveillance.

Bien que dans mon article, je vous donne des pistes pour « savoir » transmettre aux parents, à ce jour, je n’ai toujours pas de baguette magique pour que vous vous sentiez a l’aise ou que vous sachiez en faire… (en même temps, ce n’est pas pour les transmissions que j’utiliserai une baguette magique… 😀 )

Cependant, le constat est sans appel, malgré tous les efforts et/ou les outils de communication mis en place (réunion, rappel, cahier de transmissions, transmissions orales) et avec tout le respect que j’ai envers les professionnels(les) de la petite enfance, certain(e)s ne savent ou n’arrivent pas à communiquer et à faire des transmissions à l’équipe ou aux parents… (je sais, c’est dur à lire, et pourtant, c’est une réalité)

Et qu’est-ce que cela engendre ?? (bah oui, parceque crois moi, ça engendre beaucoup de soucis…)

Une désorganisation, des difficultés de communication, des conflits dans l’équipe, des non-dits, des situations compliquées avec les parents… Bref, comme tu vois cher journal, ce n’est pas le top… Mais que faire ? Oh, j’ai quelques idées, mais je ne peux pas te les dire (enfin, pas en public). Bon, ok, je te les dis quand même (mais pas toutes) je me dis que peut-être des analyses de pratiques et/ou une formation en externe feront que ces professionnelles sauront ou pourront communiquer…Enfin si elles le veulent, car comme tu sais mon cher blog, le changement vient d’abord de soi et pas des autres.

@bientôt

 

 

 

 

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Cher blog…

Cela fait longtemps (très longtemps) que je te délaisse… Oh ! ce n’est pas que je n’aie rien à dire hein, bien au contraire, mais c’est parce que je sais que mes moindres faits et gestes ou si tu préfères mes moindres mots sont « épiés », si si je te jure… Telle une star (bon ok, je me la pète un peu), mais du coup, comprends-tu que si je t’écris sur mon quotidien de directrice WW (non pas Weight Watchers) Wonder Woman, je ne pourrais pas être totalement moi ?! Du coup, je suis partagée (comme tu peux le constater) est-ce que je continue à écrire, si oui, sur quoi ?

Je pourrais te dire que les membres du bureau de l’asso ont changé et que la communication entre l’ancien et le nouveau est compliquée… Que j’ai dû faire preuve « d’autorité » en « menaçant » de mettre mes missions de directrice sur le côté, si je n’obtenais pas de réponse à une simple question, mais qui peut changer le quotidien de la crèche… Je pourrais également te parler de certaines personnes qui critiquent un peu (beaucoup) les autres sans jamais (ah non jamais) se remettre en question… Je pourrais également te parler de My L.A.B (mon bébé) et ce que j’ai envie de faire avec… J’ai (comme tu vois) beaucoup de sujets, mais je ne me sens pas (plus) libre de le faire..

Mon cher blog ou toi derrière ton écran qui me lit, si tu as une solution, je suis (bien évidemment) preneuse ! D’ailleurs, cela me fait penser que si tu as un sujet, une question ou une demande (dans la limite du raisonnable) et bien n’hésite pas !

Allé @plus, dans le bus ! (ah, on me dit que ça ne se dit plus…) 

@bientôt

 

 

Ca m’est arrivée et vous ?

Quand les émotions s’emballent…et que l’on ne se reconnaît pas ?

Il y a quelques mois, j’ai essuyé des piques, des critiques, des humiliations, des blagues… C’était dit de façon gentille, sous le ton de l’humour et je n’y prêtais pas attention et même que parfois, je riais de certaines choses.. Puis sans que je m’en aperçoive, toutes ces petites choses que je pensais sans importance ont envahi mon esprit, mon corps et mon coeur… Une énième moquerie et madame « colère » a débarqué…J’ai senti son énergie circuler en moi et me dire qu’une chose « Prends tes affaires et barres-toi loin de là »…Très rapidement, mon corps, ma voix et mon expression se sont alignés pour mettre en place une tempête émotionnelle… Bien évidemment, le temps que je m’en rende compte, j’avais déjà dit pleins de conneries…

C’est là que l’expression « tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler » prend tout son sens…

Une fois que je m’en rends compte, d’autres émotions m’envahissent…j’étais embarrassée, gênée, en colère (contre moi), bref j’étais pleine de ressentiment et j’étais comme paralysée par tout ce qui m’envahissait…petit à petit et avec l’acceptation de ce qui m’arrivait, la tension a diminué… Et c’est là, que j’ai compris…

L’émotion est une énergie, un mouvement, qui nous pousse à l’action… C’est pour cela que sur le moment, il est important et plus simple de la ressentir, de l’accueillir que de mettre des mots dessus.

Aaaaahhhhh, c’est pour cela que j’ai immédiatement réagit au lieu de verbaliser « je suis en colère ou je suis agacée »…

Et pourquoi nous réagissons tout de suite ?

Parce que dans notre tête, nous avons trois cerveaux qui se touchent. Le cerveau du haut (Le néocortex) est en charge du langage et des processus complexes, le cerveau limbique traite les émotions et le cerveau reptilien se charge de la survie (ce sont les cerveaux d’en bas). Dans le cas d’une émotion intense, le néocortex ne touche plus les cerveaux d’en bas, ce qui empêche le raisonnement et nous fait donc passer à l’action…

Je sais ce que vous vous dîtes, que ça concerne les enfants, etc … Mais je l’adapte totalement à mon cas. En effet, j’ai bien longtemps réprimé mes émotions et je n’ai pas appris à verbaliser ou à les « gérer »… En effet, il y A 30 ans, nous n’avions pas les neurosciences, Isabelle Filliozat ou Catherine Gueguen 😉

En tout cas maintenant, quand je suis dans une émotion intense, je quitte la pièce en disant  » là, j’ai besoin de me calmer, je reviens ». Ce temps pour moi est essentiel, il permet de me recentrer, c’est ma façon de faire redescendre le cerveau d’en haut sur les cerveaux d’en bas. Cependant, pour la plupart des personnes, je prends la fuite… Et pourtant, si vous saviez l’énergie que ça me demande de faire ça… Il y a des personnes qui pensent que c’est facile de « gérer » ses émotions, qu’il suffit de… que ça ne se fait pas… « Facile à dire »

Et pour y parvenir, je me suis mise à la méditation, la pleine conscience ou encore la pratique de l’attention… Pourquoi ? Déjà parce que ça fait du bien 😀 mais surtout

La méditation entraîne l’esprit à se libérer du flot de pensées pour se concentrer sur le l’instant présent plus longtemps et plus profondément…

Ce qui peut-être très utile, quand une émotion intense nous envahit… Alors voici, ce que j’utilise … Pour commencer, il y a l’application « Petite Bambou », elle vous aide pour commencer, il y a également, le livre « Calme et attentive comme une grenouille », je l’utilise avec les enfants, mais on se prend « au jeu » facilement et enfin, il y a le CD de Frédéric Lenoir que l’on trouve dans le livre  » Philosopher et méditer avec les enfants ».

Finalement, malgré mon développement personnel engagé depuis quelques années, je m’aperçois que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour pouvoir être vraiment moi, soit une femme forte et indépendante émotionnellement.

Et voilà vous savez tout 😉

 

 

 

 

 

Le positionnement professionnel

Alala quel savoir-être difficile et compliqué celui-là.

Dans la crèche où j’ai travaillé pendant 3 ans, la directrice ainsi que la psychologue m’avaient demandé de me positionner ++. « Je suis EJE et que, du fait de ma formation, j’ai une réflexion, j’ai de l’observation, j’ai une analyse et si je me positionne sur un sujet ou une situation, celui-ci doit être entendu et respecté… » Mais voilà, à l’époque je leur avais expliqué, mes difficultés, car ayant eu des conflits quelques mois auparavant, certaines professionnelles ne voulaient plus/pas m’écouter.. Parce que c’est moi ? Peut-être (sûrement)… Pourtant, avec certaines, je n’avais pas eu de conflits.. Solidaires et loyales envers leurs collègues, la communication était devenue difficile.. Et ainsi, sans le vouloir (ou pas) elles mettaient en difficulté d’autres collègues ainsi que les enfants.. Malgré mes efforts, j’avais toujours autant de mal à me positionner, pourquoi ? peur du jugement ? peur de ne pas être à la hauteur ? peur de mal dire les choses ? Ou alors est-ce que cette difficulté réside dans le fait, que je ne trouvais pas de reconnaissance de mon travail ? ou parce que j’avais plusieurs casquettes ? que je pouvais être au champ et à la ville ? que je sortais de mes missions d’EJE, car c’était l’organisation qui le demandait ? Avec le recul, plus d’un an après, je pense que c’est un peu de tout…

Mais d’abord ? C’est quoi le positionnement professionnel ?

Pour moi, savoir se positionner, c’est argumenter ses actes, ses réflexions en fonction de son cadre de références (formations, pédagogies, lectures, articles neuro scientifiques, etc …). Didier Dubasque le résumait ainsi « savoir où l’on est, ce que l’on fait, pourquoi on le fait, poser sans cesse la question du sens et agir en conséquence ».

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Quand je me positionne, pour qui cela a du sens ? pour moi ? naturellement ! Pour l’enfant ? principalement !! Pour mes collègues ? pas toujours… Et c’est là que ça bloque.. En effet, certaines professionnelles ont des besoins (matériel, organisation, affectif, reconnaissance..) tellement présents, qu’ils passent avant ceux des enfants, ceux du groupe et pour moi, ce n’est pas envisageable !!! Pourtant, je sais qu’il est important de prendre soin de soi, d’écouter ses émotions et de répondre à ses besoins. Cependant, dans cette situation, c’est le besoin de l’enfant qui doit être prit en compte, c’est lui qui doit être au coeur de notre pratique. Nos besoins perso (quand on les connaît) peuvent être satisfaits un peu plus tard dans la journée..

A l’époque, quand je me positionnais, ce n’étais pas pour jouer au chef ou autres, mais c’est parce que je sais, j’ai été formé, je l’ai appris, je l’ai étudié, je me suis documentée pour répondre au mieux aux besoins et au bien-être de l’enfant.

Pourtant, pour des raisons que j’ignore, la communication était rompue, les professionnelles n’étaient plus réceptives.. Pendant presque un an, j’ai essayé de rétablir la communication et de me positionner, mais cela n’a pas fonctionné et il y a un moment où il faut savoir partir…

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En tant que directrice, je reste la même, c’est-à-dire, juste, cohérente, bienveillante, respectueuse, mais maintenant, je pose mon cadre, je suis le cadre, car il sécurise l’équipe, les enfants et les parents et il permet d’éviter les dérives… Enfin, quelques unes… En tout cas, après presque 11 mois, ce que je peux dire, c’est qu’il n’est pas simple d’amener un nouveau regard, cela prend du temps et je sais de quoi, je parle, car depuis plus de 7 ans, le changement fait partie de mon quotidien…En tout cas, je sème de petites graines et je sais que pour certaines, cela prend  😀 pour les autres, je crois en leur potentiel, même si parfois, j’ai de quoi baisser les bras, je suis sûre qu’ensemble nous y arriverons et nous ferons de belles choses !

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@bientot

 

Praticienne en psychopédagogie positive

C’est avec une immense joie, que je vous annonce que depuis le 2 juillet 2016, je suis certifiée praticienne en psychopédagogie positive par la @lafabriqueàbonheurs.

10 mois, 10 week-ends, 10 modules d’enrichissement, de questionnement, de doutes et de pur bonheur !!

Bon, ok, c’est bien beau, mais concrètement, kezako la psychopédagogie positive ?

La pédagogie positive c’est apprendre avec sa tête (cognitif), son coeur (émotions) et son corps (mouvements). Par cette approche, je vais accompagner l’enfant, l’ado et/ou l’étudiant en difficulté d’apprentissage, en manque de concentration ou de motivation… L’approche tête, coeur, corps est une approche bienveillante, respectueuse et globale. Ensemble, nous irons à la rencontre et à la découverte de ses talents… Pour cela, je suis équipée d’outils ludiques et positifs qui l’amèneront vers une autonomie, une organisation, une confiance en soi 

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Pour l’instant, je vais faire cette activité en parallèle (mi-temps), car mon boulot de directrice me prend du temps, mais surtout, il me passionne ! J’adore ce que j’y fais et ce que j’y apprends ! Même si le management d’une équipe n’est pas facile, je suis dans un défi permanent et j’adore ça !

Mais pour l’instant, place aux vacances !

Je vous souhaite à tous de belles vacances ensoleillées, ludiques et bienveillantes.

Bises

 

 

 

Je vous racontes mes derniers modules..

Et oui… J’ai un peu de retard … !! Mais mieux vaut tard que jamais 😉

Plus la formation de psychopédagogue avance et plus je découvre des outils très intéressant !!

En février, j’assistais au module « Fondation pour l’apprentissage efficace et fructueux » de Sophie Grassi auteur de  » Je craque…, Au secours, je fais quoi ? »

Au cours de ce module, Sophie a abordé, les croyances familiales, leurs impacts et ce que nous pouvons faire en tant que praticien en psychopédagogie. En effet, » il est important de prendre conscience des étiquettes, des rôles, des lois familiales, des non-dits, des secrets de famille… ». Ensuite, nous avons vu comment dynamiser notre corps, mais surtout celui des personnes (enfants et adolescent, que nous allons recevoir). Pour cela, Sophie nous a donné quelques techniques pour préparer les enfants et ados aux activités scolaires, en cas de stress, pause, changement d’activité… Il est essentiel avant tout de boire de l’eau pour chasser le stress et améliorer nos compétences, ensuite nous avons vu des exercices tels quels : Le « farci de génie », le « cross crawl » ou encore le « bretzel »… Vous trouverez ces exercices dans son livre ;-).

Puis nous avons abordé, les « réflexes archaïques ». Quezako ??  Il s’agit de mouvements primitifs qui apparaissent pendant la vie foetale, certains sont activés par les contractions lors de l’accouchement ou juste après. Ils sont indispensables au bon développement du nourrisson… Pour les plus connus, nous retrouvons le réflexe de succion, le réflexe de Moro, le réflexe de la marche automatique… Mais pas que… J’ai appris qu’ils en existaient pleins d’autres et que certains réflexes n’étaient pas « intégrés », car ils ont été retardés ou bloqués. Les conséquences d’une mauvaise intégration peuvent être multiples : 􀀂 Comportement de réactif combat/fuite, perturbation du comportement ( fragile, timidité, agressivité)…􀀂 (…) Après ce module, nous avons les clés pour détecter certains réflexes non intégrés (les plus courants) ainsi que des exercices pour les réintégrer 😉

Nous avons également vu l’importance du corps dans les apprentissages. Pour cela, nous avons vu des exercices de Brain gym. La Brain gym a été inventée dans les années 1980 par le Dr Dennison. La brain Gym permet d’améliorer les capacités de lecture, d’écriture, d’expression orale et de logique, de se concentrer, de mémoriser, de communiquer et de mieux écouter, de mieux gérer le stress (…)

En mars : Nous avons découvert les bases de l’hypnose et de la PNL. C’était un week-end très intéressant et fascinant. Notre formateur Stéphane est vraiment super, il a vraiment une très bonne approche, il sait transmettre son savoir et son expérience et tout cela avec bienveillance. Que demander de plus ??? ;-).

Au cours de ce week-end, nous avons appris les caractéristiques de l’inconscient, comprendre et accepter la création de la carte du monde  de chacun, nous avons également vu comment se positionner dans une séance d’hypnose, quel langage nous devons utiliser, la reformulation et, comment parler à l’inconscient pour augmenter la dissociation… (…) mais pas que ! Pour une bonne séance d’hypnose, nous devons respecter un protocole, afin de le maîtriser et ainsi pouvoir le modifier pour se l’approprier !

En avril, j’ai vécu 4 merveilleux jours..

Samedi matin, départ à 6h41 pour arriver à la gare du Nord à 7h44.. J’arrive à la Fabrique à Bonheurs vers 8h30 et je suis accueillie par Isabelle Pailleau :D.. Les autres membres du groupe arrivent petit à petit et à 9h45 nous sommes au complet. Il est l’heure de commencer notre 1er module du week-end « la conduite d’entretien »..Isabelle anime le module à merveille et nous avons la bonne surprise de voir apparaître Audrey Akoun. Depuis, le temps que nous voulions la voir.. Quel bonheur d’être auprès de ces deux femmes pour nous transmettre la psychopédagogie positive. Elles sont adorables, gentilles, pétillantes et positives… Bref c’est que du bonheur !! A la mi-journée, les liens que nous attendions sont enfin là. Ca y est, nous savons ce que nous devons faire et comment nous devons le faire, d’un coup, c’est comme une évidence. L’après-midi se poursuit avec avec la pratique des conduites d’entretien et c’est Jessica Hollender, un petit bout de femme adorable, pétillante et dynamique qui anime le module. La journée passe à la vitesse grand V !

2ème jour : Pour ce 2ème jour, c’est à nouveau Stéphanie (Hypnothérapeute) qui nous transmet plusieurs techniques d’entretien. Au cours de la matinée, nous revoyons, les niveaux logiques, la détermination d’objectifs en 7 points, les méta-programmes (comportements inconscients et répétitifs)  et la détermination d’objectifs par la méthode SCORE.
SCORE c’est l’acronyme de Symptôme(s)–Cause(s)–Objectif(s)–Ressource(s)–Effet(s). Il s’agit d’une méthode simple et efficace, car elle intègre une position dissociée et donc de pouvoir avoir un avis objectif sur une situation ou un problème posé.

3è et 4è jours : Module de CNV avec Mr Vincent Houba ! J’ai vécu 2 jours incroyables, Vincent incarne le message qu’il transmet… J’ai rencontré une belle personne, une belle âme, un bel être… Non, non, je ne suis pas amoureuse, mais si un jour vous le rencontrez, vous saurez alors de quoi je parle. Ces 2 jours de CNV ont résonné en moi, tout ce que Vincent disait, faisait écho… Ce qui a conforté mon choix de communication.. Je ne vais pas réécrire sur ce sujet, puisque je l’ai déjà fait ici.

En mai :  Du samedi, j’ai découvert la méthode Vittoz, qui  fait partie des thérapies psychosensorielles fondées sur la redécouverte de nos cinq sens. Elle vise à rétablir l’équilibre entre les 2 fonctions primordiales du cerveau : La réceptivité des sensations et l’émissivité de la pensée. Les outils que nous avons appris sont des exercices qui permettent de travailler sur ces 2 fonctions.. Et dimanche, nous avons vu les bases de la « thérapie familiale » qui par différents outils tels que : le dessin de la maison, les échelles ou encore l’exception, vont nous permettent de comprendre les systèmes familiaux et les interactions entre les membres d’une famille. Bien évidemment, cela ne fait pas de nous des thérapeutes familiaux, mais cela nous permets d’être en alerte et de pouvoir réorienté les familles si besoin.

Et voilà pour mes derniers modules. Le prochain module, c’est le 4 et 5 juin, ensuite c’est le 2 et 3 juillet pour la certification.. et la formation sera finie !

@bientôt

 

 

 

 

Retour sur mon 2ème W-E de formation : La gestion mentale

Bonjour,

Cet article était en cours d’écriture depuis bien trop longtemps et c’est grâce à un joli mail reçu que je l’ai terminé.

Valérie Eichenlaub notre formatrice est la créatrice avec Hélène Albertini de la société « Fort Intérieur »

Fort Intérieur est une structure dédiée à l’intelligence collective et spécialisée dans l’accompagnement, la facilitation et la formation. Elle est fondée sur la conviction que la coopération est au cœur du progrès des entreprises et de leurs acteurs.

Quand je suis arrivée samedi matin, Valérie nous a demandé ce que l’on connaissait de la gestion mentale. Pour ma part, le nom c’était déjà bien…

C’est quoi la gestion mentale ? 

La Gestion Mentale est un courant pédagogique qui explore et décrit de manière très précise la diversité des mécanismes et fonctionnements mentaux qui entrent en jeu de manière consciente dans tout apprentissage. Elle est fondée sur une psychologie de la conscience cognitive et phénoménologique: autrement dit c’est une psychologie qui étudie les moyens et mécanismes conscients d’acquisition des connaissances; au travers des faits de l’expérience vécue par les sujets.

Quels sont les objectifs de la gestion mentale ?

  • Nous faire prendre conscience des habitudes mentales que nous mettons en place au cours d’une « tâche ».
  • Elargir les compétences sur les tâches que nous ne savons pas faire. En effet, parfois les enfants ne s’autorisent pas explorer d’autres stratégies. Ainsi, il faut leur proposer d’autres stratégies mentales pour les inciter, dans le respect de ce qu’ils sont, à élargir leurs propres habitudes mentales afin d’améliorer leurs performances.
  • Mettre en évidence le projet, c’est à dire l’orientation spontanée que donne l’apprenant à son activité

Ainsi, nous devenons créateurs et acteurs de nos propres réussites et prenons confiance en nos capacités, puis en nous. Notre motivation est ainsi renforcée.

La gestion mentale, c’est l’observation de son propre fonctionnement mental. On parle alors d’introspection !

Les fondements de la gestion mentale :

Dans la gestion mentale, il y a 5 évocations « gestes mentaux » : faire attention, mémoriser, comprendre, réfléchir et imaginer.

La perception et les évocations, sont des outils fondamentaux de la pensée.

La notion de projet est également essentielle dans la gestion mentale. En effet, si vous n’avez pas le bon projet, vous n’obtenez pas le bon résultat.

Le projet : 

C’est la direction spontanée et/ou réfléchie que nous donnons à notre activité.

L’essentiel, n’est pas d’avoir un projet, mais de se mettre en projet. C’est à dire que nous devons anticiper mentalement la tâche à accomplir dans tous ses détails. Le projet n’est pas l’objectif. L’objectif est externe, il peut être donné par autrui. Le projet est propre et personnel. Pour être efficace , le projet permet d’ anticiper :  les finalités, les objectifs visés, le « pour quoi » de la tâche et les moyens pour y parvenir, les obstacles qui pourraient survenir, etc.

Comment j’ai compris la notion de « mise en projet »:

Quelques jours après ce module, j’accompagnais mon fils pour les devoirs. Il faut savoir que mon fils est précoce et que pour lui, les devoirs et l’écriture sont une torture. Alors qu’il me clamait haut et fort qu’il voulait faire ses devoirs, il n’arrivait pas à se mettre dedans. Au bout de longues minutes, je lui explique, que je vois que c’est compliqué pour lui de faire ses devoirs, que nous allons arrêter là et que nous expliquerons à son maître, pourquoi ses devoirs ne sont pas faits.A cet instant, il est partie dans une colère, avec des, cris, des larmes, etc … Je ne comprenais pas…Une fois la tempête émotionnelle passée, je lui demande ce qui se passe, car j’entends bien qu’il souhaite faire ses devoirs, pourtant quand nous commençons à les faire, il ne les fait pas, me dit que c’est trop long, etc … Et là, il me dit  » si je ne les fais pas, je vais devoir les faire pendant la récréation ». C’est là que j’ai compris qu’il n’avait pas le bon projet dans la tête. En effet, il faisait ses devoirs pour ne pas avoir à les faire à la récréation et non pour comprendre et apprendre…  😉 Je lui ai donc posé des questions, c’est quoi les devoirs pour lui ? A quoi cela sert ? et à partir de là, je lui ai expliqué que les devoirs lui permettaient d’apprendre et de connaître plein de choses, comme savoir écrire et parler sans faute, etc .. Je lui ai également dit que les devoirs, ça ne devait pas devenir une punition pour lui etc ..bref, il a fallu que je compose 😉

Perception et évocations : 

Toute la journée, nous percevons le monde à travers nos sens et cela de façon inconsciente. Quand nos actes deviennent conscients et réfléchis, alors on parle d’évocation.

« EVOQUER, c’est faire exister dans sa tête ce que l’on a perçu, en se le « redonnant » sous forme d’images mentales, visuelles, auditives ou tactiles ». (A. de La Garderie). L’évocation est la construction mentale des objets de perception. C’est une image mentale, visuelle, auditive ou verbale, par laquelle le sujet rend mentalement présent le monde qui l’entoure, la réalité qui est, ou celle qu’il invente.C’est la première étape ndispensable qui conditionne l’effectuation de tout geste mental.

Le chemin de l’évocation : 

Les gestes mentaux : 

Le geste d’attention : C’est le geste premier de l’apprentissage, qui conditionne tous les autres. L’attention se définit par le projet de faire exister dans sa tête (mentalement) l’objet perçu.

Le geste de mémorisation : La mémorisation est un geste d’avenir. Elle comprend 3 étapes :
1. Le temps d’évocation des idées à mémoriser durant lequel la personne projette le sujet dans l’avenir, dans une utilisation future
2. La réactivation nécessaire pour installer les connaissances à long terme
3. Le temps du rappel durant lequel le sujet évoque la connaissance mémorisée

Le geste de compréhension : Comprendre, c’est traduire pour soi l’objet de perception. C’est faire des liens avec ce que l’on sait déjà. Les obstacles à la compréhension sont la précipitation et la mémorisation. Le geste de compréhension prend du temps. Le mind mapping et le fameux CQQCOQP sont des outils important pour ce geste.

Le geste de réflexion : La réflexion est le geste par lequel on retourne et on réfléchit à son stocks (connaissances, règles et expériences). En effet, il s’agit de choisir, de faire un tri dans ce que l’on sait pour répondre à une question, trouver la solution à un problème nouveau et inconnu.

Le geste d’imagination : L’imagination a pour projet de prolonger les évocations. Elle transforme les images mentales issues de l’objet perçu. Le geste d’imagination repose sur le projet de s’impliquer soi-même et de se confronter à soi . Il est nourri par le goût du défi. Par exemple au cour de se module, nous avons créé une histoire à partir de mot imposés : Si je me souviens bien, ces mots étaient « Zaputo, colère, atome, café, girafe, élémentaire… »

Et pour finir, en tant que future psychopédagogue, comment je pratique la gestion mentale ?

Pour cela, je vais utiliser  « le dialogue pédagogique ». C’ est un entretien spécifique (question/réponse) « par lequel j’aide la personne (enfant, étudiant, adulte) à faire émerger à sa conscience les habitudes mentales qu’il déploie au cours de la réalisation d’une tâche. Elle s’appuie sur une démarche introspective et réflexive. » Il sera également important de vérifier si la personne a le bon projet, car le projet représente 50% du travail…

Voici quelques liens pour aller plus loin :

www.conaisens.org  une mine : power point sur la théorie, des vidéos montrant des applications de la gestion mentale auprès d’apprenants de tous âges.
www.Ifgm.org : site de la fédération des Associations Initiative et formations qui organisent des formations –, site peu actif mais incontournable.
www.iigm.org  (site de l’Institut International de Gestion Mentale, situé à Paris).
www.gestionmentale.org
Livre « jeux pour apprendre »

Bien évidemment, je suis allée à l’essentiel, comme vous pouvez le constater, c’est une pédagogie très intéressante, mais qui nécessite de se creuser un peu plus « les méninges ».

@bientôt